JEAN, VALETTE, JOSEPH
JEAN
Mais nous ne t'attendions que dans deux heures.
VALETTE
Je sais bien, cher ami ; bonjour!
JOSEPH
Monsieur veut-il se débarrasser de son paletot?
VALETTE , lu lui remettant.
Ah ! oui... tenez.
JEAN
Je me proposais d'aller à 10 heures et demie à ta rencontre.
VALETTE, lui serr.int la main.
Vrai ?
JOSEPH
ir?
VALETTE , à Joseph.
Je les ai laissés au bureau de la station.
J OSEP H.
Baptiste les prendra, en allant au chemin de fer.
VALETTE
C'est cela : je vais vous donner le bulletin... où l'ai-je fourré?
( Il fouille dans ses poches.)
Et ton chien ?
VALETTE
Sac-à-Puces ? Il est venu avec moi par les prés... où il m'a même levé deux compagnies de perdreaux; il est déjà au chenil; ah!
voilà (donnant le biiUetin à Joseph). TeUCZ, n" 7, dcUX COliS... Ulie Va-
lise... et une caisse à fusil... en chêne... avec une phuiue en cuivre à mon chiffre.
.lOSEPH.
Oui, Monsieur. ( Joseph s'éloigne vers la gauche. ) VALETTE, de loin.
Ail ! dites-moi : si on donne de la viande aux cliiens, faites en sorte que le mien n'en mange pas?
JOSEPH
J'y veillerai Monsieur... Il s'appelle?
VALETTE
Sac-à-Puces? Robe blanche, taches jaunes.
JOSEPH
Sac-à-Puces ?
Oui... Oh! soyez calme, il n'en a pas...
JEAN, souriant.
. . . Moins que les autres. . . — Allez !