SCÈNE V
ACHILLE, assis, JEAN. .
JEAN, suivant des yeux Emma, pendant qu'Achille est allé s'atlaWer au gui5ridon de droite.
Est-elle gentille ! —Eh bien, qu'est-ce qu'elle laisse tomber? Ouf ! Valelle qui se précipite! C'était son lorgnon... (n descend un peu la scène.) Ah! ce malheureux Valette! Je ne pourrai plus le voir en peinture !
ACHILLE, lisant ses papiers.
Tu permets, hein ?
JEAN
Psr exemple ! (Regardant dans la direction du chemin qu'ils ont pris. ) Elle
est gracieuse... avec sa petite boucle de cheveux qui vole toujours au vent!... et puis elle a une manière de se mettre qui n'appartient qu'à elle! — 0 mon Dieu, non! Elle a une robe blanche, comme tout le monde, (vivement. ) Elle se retourne... elle m'a vu... et me sourit, (n im répond par un geste.) Qucl sourlrc elle a !.. . Il me semble, alors, l'entendre me dire : «Jean! je... » Ah ! bon! voilà qu'elle sourit maintenant à Valette... et c'est absolument la même chose! Oh! après cela, il est clair que ce sont toujours ses yeux, ses lèvres et ses dents... — Je parie qu'elle regarde encore, avant de tourner l'avenue? Là!... J'en étais sûr ! ( ii lui fait un nouveau geste.) Enfin! vrai... il y a des moments où je croirais qu'elle a pour moi quelque chose... Ah! mais... sapristi... je suis très-repris,
moi ! (un peu agité, descendant la sccno. ) VOVOUS... VOyOnS... brrr! ACHILLE.
Hein ? — Eh bien, qu'est-ce que c'est donc ? Tu l'enrhumes?
quoi
JEAN
Hein?... non!... Je...
ACHILLE
Quel diable de bruit!...