‹ Le duc Job, comédie en quatre actes et en proseChapitre 52 sur 103 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

LE MARQUIS, JEAN, puis GUÉRIN.

LE MARQUIS, entrant et Tenant.

Eh bien, cher enfant, te remets-tu un peu?... (souriant) As-tu quelque appétit?

JEAN

Je n'y comprends rien, mon oncle; je meurs de faim!...

Tant mieux! (Avec sentiment.) C'cst uu avertissement de la nature qui ne veut pas que l'homme, à ton âge surtout, s'absorbedans une pensée de deuil ! et elle n'est en cela ni sèche, ni ingrate! Elle sait seulement que le chagrin s'use par l'excès... et elle nous mesure les larmes, pour que la pensée qui les fait couler aujourd hui en trouve encore demain !... (.^i .errant la main. ) Tu me comprends bien, n'est-ce pas?... et tu ne supposes point, pour cela, que ce vieux cœur se racornisse ?

JEAN

Ah! j'en suis si loin, qu'avec vous, tenez... c'est bizarre, une distraction, et môme un éclair de gaieté n'ont rien qui me blesse Je sais ce qu'il y a derrière I...

GUERIN, apportant un plateau où sont plusieurs plats.

M. le marquis est servi...

r, r ■,, Ï-E MARQUIS.

Parfait!

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