SCÈNE VIII
JEAN, endormi, LE MARQUIS.
LE MARQUIS
Du baron de Yesles.
(usant.) « Deux mots à la hâte, mon cher marquis; j'ai de. « graves communications à vous faire relativement à un projet « de mariage formé, me dit-on, entre voire neveu Achille et la « fille d'un M. de i\oras; les détails ne peuvent être mentionnés « ici pour mille raisons, dont' la première est que le temps me « manque! Mais je pars, demain matin, par le convoi qui prend à « Chartres vingt minutes d'arrêt; si vous pouvez vous trouver vers « une heure à l'arrivée du train, je vous en dirai long en quelques « instants!
« Mille choses affectueuses de votre dévoué,
« BvRON HE Yesles. »
Que signifie?... Ceci paraît sérieux... (regardant à u pendule.) A une heure !... Il est midi et demi !... Par les vignes, il y en a pour cinq minutes!... (Regardant à la glace sans tain.) Eh mais... qu cst ce je vois là-bas dansl'.illée d'acacias?... Une calèche qui me fait l'effet
d'être à la livrée de ma sœur!... (u a pris une lorgnette sur la cheminpe.)
Parfaitement, c'est elle... avec sa fille... — Ali! parbleu! Sa voiture arrive à point nommé... et elle aussi, ma foi !... ce que me laisse entrevoir cotte lettre me fait désirer qu'elle m'accompagne ! 'Regardant de nouveau ) Lcs \oici! ma foi ! Cc n'est pas la peine de la laisser descendre; le train n'a qu'à être en avance,
nous n'avons pas do temps à perdre ! (n a pris son chapeau, et sort parie fond à di'oite ; Guerin entre par la porte de gauche.)