‹ Le duc Job, comédie en quatre actes et en proseChapitre 67 sur 103 · D AV I D · texte numérisé non relu

D AV I D

Diable! diable! Achille! un instant! tu vas comme un che\al échappé...

ACHILLE

Permettez , mon père !

DAVID

Permets à ton tour.

LE MARQUIS, s'éloignant d'eus, en souriant de leur désaccord. Eutendez-VOUS ! (U passe à droite.)

DAVID

Tout cela est très-grave!

ACHILLE, très-agité .

Mais oui!

Tu sais, je ne suis pas excessif. — Rieux, ne \(iusen allez i)as!...

LE MARQUIS, s'assoyant à droite.

Je ne m'en \ais pas.

\)\ Lli J)UC JOB.

DAVID

J'ai diins tout cela, tu le conçois, un intérêt au moins égal au ticMi... par l'importance des affaires que j'a\ais en vue...

ACHILLE

Piirbloti ! moi aussi ! j'avais part dans ses aloès et dans ses houilles du vieux Condé.

DAVID

Je me moque bien de tes aloès! Crois-tu que si, demain, ton oncle avait malheureusement, comme je le crains, la preuve...

ACHILLE

...De quoi? de liiits qui remontent à quinze, \ingt ans? A tout prendre, est-ce que ce passé m'appartient?

DAVID

Pour des affaires pareilles...

ACHILLE

Tant que la loi n'a pas frappé un homme, je n'ai pas à regarder dans sa vie! C'est vous-même...

DAVID

C'est moi-même... Distinguons... tu dépasses...

ACHILLE, s'animant..

La loi l'a-t-elle atteint? Non; eh bien, je ne connais que ça, moi, la loi, c'est mon credo... le vôtre, vous me l'avez dit cent fois... — car c'est vous-même...

DAVID

Page 1