‹ Le duc Job, comédie en quatre actes et en proseChapitre 92 sur 103 · ACTE IV, SCÈNE IX · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCÈNE IX

I, K M A R Q U I S , à part, souriant.

Autre oraison funèbre! (naut.) U lui restait donc, iiier, quatre ou cinq mille livres de rente, je crois?

E M M A , tristement.

...Quatre...

Il vient encore d'eii perdre deux.

EMMA

La moitié'! Allons, bon! — Et comment ça?

LE MARQUIS

A la Bourse...

EMMA

D'ici?

LE MARQUIS, Tivement.

...Par le télégraphe! on donne un^ordre, en deux mots, on se ruine... c'est très-commode; et de quatre... reste deux !

E M MA, à part .

Et de dix-neuf, reste dix-sept! C'est joli! (Haut.) Il faut l'arrêter!

LE MARQUIS

Qu'y puis-je? Jean est son maître! ou plutôt, c'est l'amour qui est son maître, à cette heure!... et alors... — Mais tu ne connais pas ça, toi? tu es une fille de raison.

EMMA , à part.

Pas trop!

LE MARQUIS

Et, à propos, j'oublie depuis ce matin de te rendre un petit carré de papier que j'ai trouvé chez moi, hier: des chiffres... des comptes... que sais-je?... (le lui donnant] qui m'ont paru de ton écriture?

EMMA, le prenant.

Hein!... Ah!... oui... c'est... ce n'est rien!... — Mais vous ne pouvez pas laisser Jean se ruiner ainsi !

Eli! que veux-tu? — Quand il n'aura plus rien... il viendra à Luce... et nous vivrons ensemble... Ca m'irait assez, à moi!

laO LE DUC JOB.

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