JEAN, LE MARQUIS, LEBRUN
JEAN , entrant.
Mon oncle... V
LE MARQUIS
Ah ! le voicj.
JEAN, saluant.
Monsieur Lebrun?...
LE MARQUIS
Oui, monsieur Lebrun qui veut bien remettre, en ton honneur, un rendez-vous que je lui avais donné.
LEBRUN
Quoi de plus naturel ? — Mais onze heures sonnent, cette table vous attend. Adieu donc , monsieur le marquis ? — Je vous en prie, restez !
LE MARQUIS
Permettez!... C'est pour cueillir une belle rose que je vois làbas, et vous prier de vouloir bien l'offrir, de ma part, à votre charmante femme.
LEBRUN
On n'est pas plus aimoble ! ( r,e marquis le fait passer, et sort arec lui paf
le fond , k droite . )
JEAN , seul.
Ah ! j'étais brisé, ce matin, en arrivant; mais je me trouve mieux ici. Il vous monte aux narines un bon air pur, avec je ne sais quelles senteurs de blé... de clématite (souriant tristement), et de côtelettes qui ne se marient pas trop mal pour le quart d heure! Ah ! misère de l'espèce! cœur gros et estomac vide... C'est encore celuici qui criera le plus fort.