ACTE I, SCENE I
Il s'est engagé, il y a un an.
PACAUD
En^^géf... ï^oui^quoi cfonc?
GUÉRIN
On ne l'a pas trop su : une fantaisie de jeune homme, peut-être- Il voulait, d,sa.t-il, voir la Kabylie aux frais de l'État Et puis il n est pas riche : su ou sept mille livres de rentes, je crois, encore moms que son digne oncle, le marquis, mon maître.
PACAUD
Peste I
GTJÉRIN.
Dans leur monde, ce n'est rien ! Mais chez les Rieux, c'est l'habitude: plus d or dans le cœur que dans la poche, et on appelait le ncre de celui-ci le duc Job! ^^
PACAUD
Job?
GUÉRIN, sounant.
Un ancien, peu fortuné... mais brave homme, faut croire car le
Ïble - S'il T'' T'\ '' '' ''' '^ ^^^^^' '-' •' ^'^^^ f--' délicat, affable! S il te parle, tu ne verras pas ses yeux descendre sur tes
sabots ma.s te regarder en face... là... d'homme à homme!... et 1 te donne Ja pièce, ce qui lai arrivera plus souvent qu'à de plus r hes que lui, ce sera avec bonne grâce et discrétion... ce qui est la grande manière ! ^
PACAUD
Ah bien! mais j'en suis bien aise, moi! Après ça, dites donc dans les petites boîtes les bons on-uents U« , . . '.
w . / ^""^ uiiQUeiIlS ! (Regardant au fond, à gauche.)
Mai., est-ce que ce n'est pas lui que je vois là-bas ?
GUÉRIN
En effet.
PACAUD
Déjà levé? Pendant qu'il n'est pas au régiment, il ne dort pas 5a grasse matinée ! o j ui i pas
GUÉRIN
iecroisqu'il vient; je te quitte.
PACAUD
Vous n'allez pas' à lui?
GUÉRIN
Ça ne serait pas convenable, mon garçon ; je vas porter ma lettre. Bonjour, Pacaud.
PACAUD
Au revoir monsieur Guérin. (ouérin suit vers U gauche le sentier boisé par lequel il était yenu de la droite. Jean descend la scène en roulant une cigarette entre •es doigts. Pacaud est retourné au massif de droite, et a salué Jean qui l'a croisé.)
Monsieur le duc...