SAINT AUGUSTIN
« écrit à Macédonius en demandant la grâce des « condamnés à mort :
a Que s'il agissait ainsi , ce n'était pas que « l'Église voulût que les délits civils restassent im- « punis ; qu'elle réclamait seulement la possibilité
« de convertir les criminels] de peur, ajoute-t-
« il. qu'en quittant cette vie par le supplice^ ils ne
c( tombent dans un autre supplice qu'il ne sera ni « en notre pouvoir, ni au leur de faire cesser. )i
Robespierre a dit :
a Tuer un homme I • Mais j songeait-on?
c C'était tuer son retour possible à la vertu I
c C'était tuer l'expiation! Chose infâme, c'était
« tuer le repentir I »
ft Tous les chrétiens croient fermement que cette « courte vie a été donnée à l'homme pour en méc riter une meilleure; que tous les instants qui nous c( sont comptés doivent être employés dans ce but; « qu'il n'en est aucun qui nous reste à vivre, jusques a et y compris le dernier, qui ne puisse, s'il est sanca tifié par le repentir, obtenir grâce pour nous dece vant la miséricorde divine ! »
(Le duc de Broglie.)
4c Eh bien! Ton s'est demandé de quel droit « Vhomme abrégeait pour son semblable ce temps « d'épreuves, déjà si court, et dont l'éternité dé- « pend? De quel droit préviendrait-il peut-être , « pour son semblable, le moment du repentir* »
(CpARLES Lucas.)