‹ Le duel depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos joursChapitre 16 sur 16 · CCCXXXIX · texte numérisé non relu

CCCXXXIX

A heure fixe aussi, Socrate buvait lentement la ciguë, et calculait la marche de la mort, comme la marée qui monte, et il proclama Dieu jusqu'au dernier moment

«Malesherbes(l), les mains attachées der- « rière le dos, comme le lui avait prédit Cace zotte, marchait à l'échafaud ; il fit un faux n pas, et dit à ceux qui le conduisaient : Un « romain prendrait ceci pour un mauvais auc( gure et rentrerait chez lui. •

(1) Jeanne d*Ârc, livrée à un supplice affreux, pria et parla dignement du roi qui Tavait abandonnée; qui pouvait la sauver, mais qui avait besoin de sa mort.

Bailly n*ayait que froid, il n'avait pas peur.

CCCXLU.

Et quand autour d'eliOi les cris a à Téchafaud » retentirent, madame Roland répondit froidement : « J'y Tais. »

cccxLin.

Et la Dnbarry se débattit contre le bourreaul

La seule femme de ce temps qui mourut lâchement!

Comme Bardou trouvait épouvantable la mort à heure fixe I

Goo^q:

Conscience i fortitude de Dieu, que la ciguë, le feu et le fer ne peuvent ni altérer, ni assombrir qui marche dans sa force et dans sa liberté! Dioctétien (1), ce bourreau, pouvait

(1) « Dioclétien, trois fois grand, toujours juste, empereur « étemel, à tous les préfets et proconiuls du romain empire, • salut I Un bruit qui ne nous a pas médiocrement déplu, « étant parvenu è nos oreilles divines, c'est-è-dire que Thé- « résie de ceux qui s'appellent chrétiens, adorant comme « Dieu ce Jésus enfanté par je ne sais quelle femme juive, « insultant par des injures et des malédictions le grand a ÀpoUon, et Mercure, et Hercule, et Jupiter lui-même, tandis « qu*ils vénèrent ce môme Christ, que les Juifs ont cloué sur a une croix, comme sorcier.

• À cet effet nous ordonnons que tous les chrétiens, honunes « ou femmes, dans toutes les villes et contrées, subissent les « supplices les plus atroces s'ils refusent, à nos yeux, d'ab- « jurer leur erreur. Si cependant quelques-uns parmi eux se (( montrent obéissants, nous voulons bien leur accorder leur « pardon ; au cas contraire, nous exigeons qu'ils soient frappés a par le glaive, et punis par la mort la plus cruelle. Morte « pessima punxre. Décret de DiociinER. »

Et c'est du sein de la putréfaction romaine et à rencontre du spiritualisme qu'un semblable décret était lancé, et coûtait la vie à dix-sept mille chrétiens.

Goo^q:

bien égorger les chrétiens, mais ni ses licteurs, ni ses centurions ne pouvaient les empêcher de croire à leur Dieu I C'est que la force dans le bien est une puissance telle, que toutes les puissances se prosternent devant sa force d'inertie seule. A celui dont la conscience consacre les actions, qu'importe? jusqu'à ce que Dieu absorbe le dernier des hommes, éteigne le dernier soleil et ploie les cieui, l'humanité gardera mémoire de ce privilège de l'âme de l'homme :

« Anitus et Mélitus peuvent me faire mourir, c< mais ils ne peuvent me faire de mal.

« SOGRATE. »

Devant ce grand spectacle offert par tons les hommes qui firent l'ornement de l'humanité^ il faut en induire que l'ignorance du bien est la seule cause du mal, selon la pensée de Démocrate, ce philosophe qui avait deviné le spiritualisme mosaïque et chrétien.

Il y a à Paris cent mille hommes qui jouissent de douze mille cinq cents francs de rente jusqu'à cent mille francs. Si l'autorité établissait des troncs dans nos places publiques, avec ces mots :

« Impôt de Dieu ^ »

Et que les cent mille hommes qui possèdent depuis douze mille cinq cents francs jusqu'à cent mille francs jetassent cinquante centimes chacun dans ces troncs chaque jour, cela ferait cinquante mille francs par jouri

Cinquante mille francs par jour pour les paufres de la terre, serait une fête pour ceux

qui sont riches de Diea aa ciel, et pour Dieu.

Vingt-cinq mille pauyres auraient quotidiennement du pain, de la viande, du vin et du feu.

Et le bourreau beaucoup moins à faire I ! I

CCCSLVU-

Et, qu'est-ce que cinquante centimes?

Retranchons-les descigarres, du café, des théâtres, des voitures, des oiseaux, des fleurs^ des chiens, du jeu^ et l'autorité proscrira l'aumône dans les rues, et la dignité humaine grandira.

cccxLvm.

Si le crime a une cause^ ôtons cette cause au crime, et la misère est la mère des crimes, cela nous coûtera peu, et fera un bien immense!

cccxux.

Ecartons de notre faiblesse, de notre débilité rirremédiablel Restons libres, selon Pexpression de celui que Voltaire a appelé le divin Antonin. Restons libres du sang de rhomme. Nous ne pouvons faire croître un cheveu, et nous nous octroyons le droit de détruire le grand œuvre de Dieu, de coucher mort un homme à nos pieds.

« Errare humanum est.^

Errer, se tromper, faillir; notre nature explique tout, hors le sang versé que rien n'explique.

cccu.

L'irréflexion, la légèreté, Tinconsistance

président à la plupart de nos actions. Mais qnand il s'agit du divorce de notre âme ayec la grande âme de Dieu, quand il s'agit de retrancher un membre d'une famille, de porter le désespoir et le deuil éternel dans le cœur d'une mère, celte sainte rérerbératîon fidèle de Dieu ; ceci est grave, et il faut faire halte. Vous avez raison, et l'insulteur à tort, et parce qu'il a tort et que vous avez raison, il faut que pour un insensé , un butor , un homme sans éducation, vous, homme, bon et paisible, vous alliez gâter votre vie de la terre et votre vie du ciel? Appelez-en aux lois de votre pays, et si vous rétorquez que dans certain cas la loi est muette, eh bieni qu'on fasse des lois. D y en a plus en France que dans tout l'univers.

Comprenons que si nous pouvons nous faire

an droit en dehors da droit commun^ nous dispenser le priyilége de juger dans quel cas nous deyons donner la mort à un homme, en lui offrant en compensation le droit de nous tuer, il ne peut plus y avoir de police sociale, selon l'expression de Montaigne, et encore selon Montaigne, il faudrait se détourner de la société, ce qui serait un grand mal, parce que nous nous devons à la société.

CCCUÏI.

Le duel a un nom , qui le dit et peint tout entier, ce nom, c'est

« Vanité. »

Et cette grande misère de l'opinion, cette petite passion des petites âmes, cette pulmonie de l'esprit aura la puissance d'imposer silence à la religion, à la philosophie, à la morale, à la logique I Dévergondée, tachée de crime et

de sang, sa robe d'empnint chassera la poussière sor la face des lois, et son parfdm de sang affolera à tel point, qa'à un signe de son front fardé deux hommes devront s*égorger pour obéir à ses décrets insensés.

Mais c'est la yanité qui fait la fille folle, mais elle en est la mère (autant que la misère), et c'est la sœur de cet honneur menteur dont nous ayons esquissé la figure !••• Mais c'est la yanité qui jette le désordre dans tant de familles; mais c'est Téquipage des phrynés donné souvent au dépens de l'honneur, et quand tant de misères honnêtes souflb^ent dans les mansardes!... Mondanité si sotte, si stupide^ que dans la langue où nous ayons emprunté son nom, elle signifie : Yide (t^antis) , rien!

cccuv.

L'œil de la bète immonde est cloué sur la terre! L'homme marche debout pour regarder en haut, bien haut!

ccav.

Ne compromettons pas l'iiiconno I

Rien n'est à Thomme que Tayenir.

Où est le passé? Il n'y a pas de présent :

« Le moment où je parle est déjà loin de moi. »

cccLvm.

Rappelons-nous que Dayid, ce saint Louis d'Israël, ce prince des poètes, ne put pas élever le temple de Dieu! // avait la tache

rotige $ur la main^ et il a crié bien haut ce* pendant :

« LTternel recherche les menrtreSy et il <x s'en souYÎent. »

PSAUIIS IX.

ccaix.

Arrivant nu^ sons la main sainte de la divine providence^ et partant nu, son espérance dans le cœur; soufireleux et dolent, infirme de corps, de cœur et d'esprit, la première inhalation de nos poumons est la première atteinte portée à notre vie, le premier pas vers la mort. Nous le savons tous fort bien. Nos soins pieux suivent dans le champ du repos les restes sacrés de nos pères et de nos mères. A chaque minute l'humanité pousse son gémissement, nous l'entendons autour de nous. Le dernier râlement de celui-ci voit commencer le premier râlement de celui-là.

Goo^q:

— i«9 — Dans cinquante ans la génération aura disparu, nous, nos passions, tout ce qui nous agite ; jouets d'un jour, jouets d'enfants, grandes fri- Yolités que la brise de chaque jour emporte ayec la vie. Et tous ces grands bruits réduits au silence, feront sourire ou pleurer nos successeurs, comme nous sourions ou pleurons sur le néant de ceux qui nous ont précédé 1 1 1

Passons sur la terre comme l'oiseau dans le ciel I Le fardeau du sang versé est trop lourd à porter pour l'homme, condamné à marcher et à arriver où il doit faire haltel...

Les assassins de Socrate et de Théramène,

l'assassin de Pompée, et les assassins de César,

l'égorgeur de Cicéron et Tégorgeur d'Archi-

mède^ Elisabeth et Marie Stuart, Philippe*le« Bel et les Templiers, Jean-sans-Terre et Arthur, la Saînt-Barthélemy (1), les Vêpres siciliennes, le massacre de Bruges, Louis XIY et la rérocation de TÉdit de Nantes, le temps a tout emporté : ordonnateurs des crimes, bourreaux et victimes!

Mais le crime est resté sur la terre; et Dieu sait jusqu'à quelle profondeur il a crié dans le ciel I

cccLxn.

Pour qui ne doit que passer, qu'importe le .

logis , pourvu qu'en le quittant le maître qui nous a abrité pendant une heure, nous dise :

Ipede famlOj va d'un pas heureux I Ce maître, c'est la conscience.

(1) La plus grande vengeance poliUque connue.

Goo^q:

ccaxffl.

« Vivir, moriry riquezaSj miserias, gtistos, u penas, todo nada, Dios solo es.

<K Cervantes. »

Vivre, moarir, richesse, misère^ plaisirs, peines, toat n'est rien : Dieu seul est.

a Formidable éternité, me voici déjà sur ton 4c seuil obscur, reçois ma lettre de créance <c sur le bonheur. Je te la rapporte sans en « avoir brisé le cachet, je ne sais rien de la « félicité.

a ScmLLBR. »

C'est rhistoire de cette chimère que poursuit l'homme, et qui Tentraine au mal moral, qui est le seul vrai mal qu'il faut fuir, puis-

qu'il est en oppositicm aa vrai bien, qui est le bien moral et qui compose la seule félicité réelle que Dieu nous a octroyée.

Fugitife instants des illusions du jeune âge, espérances d'hier et déception d'aujourd'hui. Néant de tout, hors le bien moral, pour nous qui passons.

N'arrivons pas sur le seuil de cette formidable éternité de Schiller ayec le signe de Gain sur le front et le manteau du crime, afin que Dieu ne nous dise pas :

« Le sang que tu as versé crie de la terre à moi. »

To bê or not lo be that i$ Ihe question.

Shakespeare.

Et cette question vaut bien la peine qu'on impose silence à des susceptibilités si souvent ridicules et mesquines, à des irritations si souvent sans fondement, à de graves raisons même.

ccaxv.

Ne nous faisons pas jages dans notre propre cause ^ quand le jugement que nous deyons prononcer peut être la mort d'un homme.

Combien d'innocents ont été suppliciés :

Enguerrand de Marigny (1) ;

Raoul, comte d'Eu (2) ;

Calas;

LallyTollendal;

Lesurques.

Et quand toute la sagesse de lajustice est exposée à se tromper dans la recherche des crimes, elle, qui est impassible parce qu'elle est désintéressée, elle, éclairée^ et qui est la jus-

Ci) Grand chancellier pendu au gibet de Montfaucon (1315J • gibet qu'il avait fait établir étant ministre. (2) Décapité en 1530.

~ 294 tice, le duelliste osera passer outre dans sa colère et dans sa propre cause?

Si l'erreur du juge a été jusque là, dans des causes profondément étudiées, jusqu'à quelles erreurs ne pouvons-nous pas aller, lorsque, comme dans les cours Whémiques, nous nous faisons tout de suite accusateurs, juges et bourreaux, au gré de nos idées, de nos passions et de toutes les agitations qu'elles expliquent.

Halte^ halte donc I

n est une autorité contre laquelle aucun homme de bien ne protestera - Louis IX (saint Louis) a proscrit le duel saint Louis, dont Voltaire a dit :

u Louis IX a été en tout le modèle des « hommes ; sa piété, qui était celle d'un ana- « chorète , ne lui ôta pas les vertus royales ; « sa libéralité ne déroba rien à une sage éco- € nomie ; il sut accorder une politique prou fonde avec une justice exacte. Prudent et « ferme dans le conseil, intrépide dans les « combats, sans être emporté, compatissant.

« comme s'il n'avait été jamais que malheu- « reuxy il n'est guère donné à l'homme de « pousser la vertu plus loin. »

De deux choses l'une :

Dieu est ou Dieu n'est pas.

Que chacun passe sous son drapeau ; sous la bannière de Dieu ceux qui proclament l'inviolabilité de la vie humaine ;

Sous la bannière de l'athéisme les duellistes.

CCCLXVII.

Vous voulez le dueU et la religion le répudie (et la religion c'est tout) ; la philosophie le repousse y l'humanité proteste , la logique et la raison ne l'admettent pas.

Quelle chose voulez-vous donc?

CCCLXVIIL

Pour vivre dans l'atmosphère sanglante du

Goo^q:

duel, il faut le dÎTorce arec des lois qui ne se discatent pas^ qui sont en nous, qui naissent avec nous ; il faut séparation avec la religion, avec soi-même, avec sa pensée, avec son cœur.

ccaxix.

L'abjection du servage, dont nous flétrit Topinion, que dans notre propre pensée nous maudissons, cette abjection que fait l'opinion qui prescrit le duel, nous la blâmons sans en oser briser le joug.

CGŒXX.

Les prédications de la vanité étouffent jusqu'à l'amour de soi-même, et dans cette abnégation de soi, on fait bon compte des autres.

CCCLXXI,

Divorce avec Dieu, Avec la religion,

Avec la morale,

Avec la vérité,

Avec la raison, la logique ,

Avec.rhuinanité,

Avec la famille,

Avec la société,

Avec soi-même.

Tout est offert en holocauste à un crimel

L'honneur que vous invoquez, &esl un mensonge ;

L'orgueil, une détestable insolence;

Le courage que vous invoquez, un instinct bestial;

La dignité que vous proclamez, Vidiote vanttéy\9i fille folle;

Votre législation, un vol au droit commun, un vol à la législation divine ;

Votre faire un esclavage, et une barbarie.

ccoxxn.

La loi absout l'homme qui donne la mort.

-^ 298 — au destructeur de la famille, à rhomme adultère pris en flagrant délit, et pousse plus loin encore la protection accordée au foyer (1).

Qu'en serait-il devant la loi, si un père brûlait la cervelle k celui qui lui aurait tué son fils en duel (2)?

Ce sont les cris des prophètes qui devraient porter au loin ces mots :

« Il y a un être qui seul a mission de don- « ner la mort,

a Cest le bourreau 1... »

Montesquieu a dit, après avoir fini V Esprit des lois, c( Je me croirais le plus heureux des « mortels si je pouvais faire que les hommes « puissent se guérir de leurs préjugés. »

Nous disons :

Nous nous croirions le plus heureux des merci; Le dernier drame de ce genre, qui a eu lieu à Paris, et

les seize coups de poignards donnés à une femme. (2) Toutes ces questions seront traitées dans un troisième

liTre que nous écrirons.

tels si nous pouvions faire qu'un duelliste (1) ne jetât plus le cadavre sanglant d'un époux

(1) Geax qui n'ont pas le temps de se livrer à des études grayes, seront heureux de compléter leurs idées sur le duel par la lecture de deux chapitres de Montesquieu.

Ghapitrb XIII.

« On aura peut-ôtre de la curiosité à voir cet usage mons trueux du combat judiciaire réduit en principes et à trouver le corps d'une jurisprudence si singulière. Les hommes mettent sous des règles leurs préjugés mêmes. Rien n'était plus contraire au bon sens que le combat judiciaire ; mais ce point, une fois posé, Texécution s'en fit avec une certaine prudence.

GHAPrrRB XXIV.

« Lorsqu'il y avait plusieurs accusateurs* il fallait qu'ils s'accordassent pour que l'affaire fût poursuivie par un seul ; et s'ils ne pouvaient convenir, celui devant qui se faisait le plaid nommait un d'entre eux qui poursuivait la querelle.

« Quand un gentilhomme appelait, il devait se présenter h pied, et avec l'écu et le bâton; et s'il venait è cheval, et avec les armes d'un gentilhomme, on lui ôtait son cheval et ses armes; il restait en chemise, et était obligé de combattre en cet état con tre le vilain .

« Avant le combat, ia justice faisait publier trois bans. Par l'un, il était ordonné aux parents des parties de se retirer; par l'autre, on avertissait le peuple de garder le silence; par le troisième, il était défendu de donner du secours à une des parties, sous de grosses peines, et même celle de mort, si, par ce secours, un des combattants avait été vaincu.

■ Les gens de justice gardaient le parc ; et, dans le cas où une des parties aurait parlé de paix, ils avaient grande atten-

~ 300 — dans les bras d'une épouse, le cadavre sanglmit d'un fils dans les bras d'une mère 1

tion à Tétai actuel où elles se trouvaient toutes les deux dais ce moment, pour qu'elles fussent remises dans la même situation si la paix ne se faisait pas.

« Quand les gages étaient reçus pour crime ou pour faux jugement, la paix ne pouvait se faire sans le consentement du seigneur ; et quand une des parties avaitété vaincue, il ne pouvait plus y a^oir de paix que de Taveu du comte. Ce qui avait du rapport à nos lettres de grftce.

« Mais si le crime était capital, et que le seigneur, corrompu par des présents, consentit à la paix, il payait une amende de soixante livres; et le droit qu'il avait défaire punir le malfair teur était dévolu au comte.

« Il 7 avait bien des gens qui n'étaient en état d*offrir le combat, ni de le recevoir. On permettait, en connaissance de cause, de prendre un champion ; et, pour qu'il eût le plus grand intérêt è défendre sa partie, t7 avait le poing coupé s^il était vaincu.

« Quand on a fait dans le siàcle passé des lois capitales contre les duels, peut-être il aurait suffi d'ôter à un i^uerrier sa qualité de guerrier par la perte de sa main, n'y ayant rien ordinairement de plus triste pour les hommes que de survivre à la perte de leur caractère.

« Lorsque, dans un crime capital, le combat se faisait par champions , on mettait les parties dans un lieu d'où elles ne pouvaient voir la bataille; chacune iteUêe était ceinte de la corde qui devait eervir h son supplice si son cftampion était vaincu. »

Typographie Afrnt et VàTAMiuft , passage da Caire, 54.

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