LB DUEL DU COMMANDEUR
ARMAND, au commandeur en lui préacniaot Roger.
Le chevalier Armand de Pienne, qui est, j’ose le dire, uii autre moi-méme.
LE COMMANDEUR, Mloant de nouveau.
Chevalier!...
ARMAND , donnant au commandeur la lettre du duc.
A propos, commandeur, j’ai là quelque chose qui vous concerne, c’est du duc de Bourbon.
LE COMMANDEUR, empressé.
Le signalement que j’attendais!.. Donnez vile. . vous permettez, Messieurs?... (n ouvre la lettre et la lit.)
ARMAND, à Roger.
Dis donc, du moment où te voilà devant celui que tu as... je crois que c’est le cas de battre en retraite.
ROGER
Moi, reculer?., jamais. D’ailleurs, il ne peut me reconnaître... à l’Opéra, j’étais masqué.
LE COMMANDEUR
Ventre de biche! qu’ai-je lu! (s’avançant prta d'Armand.) Vous dites que vous êtes le marquis de Vaudreuil?...
ARMAND, troublé.
Je... c’est-à-dire... Pourquoi me faites-vous cette question?..
LE COMMANDEUR
C’est que votre insolence est faite pour me confondre ! . . Sortez d’ici. Monsieur, pour n'y plus revenir.
ARMAND, abaiourdi.
Qu'est-ce que cela veut dire?
LE COMMANDEUR, éclatant.
Il demande ce que cela veut dire!.. Ça veut dire que vous êtes un maroufle... un...
ROGER , s’interposant.
Monsieur le commandeur!..
LE COMMANDEUR , à Roger.
Prononcez entre nous, chevalier, et sachez que j’eus il y a deux mois, à l'Opéra, une aventure...
ROGER, étounlimeul.
Un coup d’épée?., je sais.
LE COMMANDEUR
Comment le savez-vous ?..
ROGER, montrant Armand.
Vaudreuil m’a tout confié.
LE COMMANDEUR, indigné.
Rien ne m’étonne de lui I cette lettre qu’il m’apporte m’apprend que c’est lui-mème qui m’a... Qu’eu pensez-vous .. (a A rmand.) Partez, MoRstour, partez!.. Vous aurez bientôt de mes nouvelles !
ARMAND, qui s’est remis.
Permettez, commandeur, vous ôtes mal renseigné, cl si mou ami daignait vous expliquer...
•SCJBNB X.
ROGKR, vlvemtnt.
Da tout... pas d’oxplicatioul.. vous êtes Vaudreuil , n’est-ce pas?., vous l’avez dit!., donc vous avez blessé M. le commandeur... et c’est mal !.. c’est fort mal ! allez-vous-en, partez! !..
LE COMMANDEUR, gracieux, à Roger.
Monsieur le chevalier, faites-moi l’honneur de dîner ici!..
Bien volontiers !.. (a part.) J’ai bien fait de ne pas le tuer, c’est un excellent homme!
LE COMMANDEUR , à An»an(T. ^
Quant à vous, Monsieur!., vous m’avez entendu... sortez... car je ne sais ce qui me relient... (Roger l’arrête.) c’est le chevalier qui me retient! (Gracieusement à Roger.) Passez donc, cbevâtier!.,
ROGER, de même.
Apres vous, commandeur (a part.) Ah !.. chevalier, tu as voulu ftiort nom !..
LE COMMANDEUR, à Roger qui ne l'écoute pas.
Tel que vous me voyez, j’ai connu Louis XIV. C’était en 1715, toute la cour était réunie... (lU dUparaisseut par l’allée de gauche.)