SCÈNE XV
ROGER
Le voici!.. C'est moi qui suis coupable... coupable par amour... j’étais jaloux de vous, monsieur le commandeur.
LE COMMANDEUR
Vous nous la donnez belle!.. (Montrant Armand.) C’est lui que j’ai chassé tantôt...
ROGER
Et VOUS avez eu tort.
ARMAND, à Louise.
Voilà l’explication que je vous avais promise.
DIANE
Mais que veniez-vous faire ici sous le nom de Vaudreuil?
Refuser votre main ; parce que le vrai Vaudreuil voulait vous rester fidèle.
LE COMMANDEUR
Comment, vous n’èles pas le marquis!.. Vous ôtes le chevalier... c’est-à-dire non... Voilà le chevalier... c’est-à-dire le marquis... Je comprends... c’est-à-dire je ne comprends pas! Je m’embrouille... je deviens idiot!..
ROGER
Quoi qu’il en .soit, monsieur le commandeur, recevez mes excuses. Ce n’est pas ma faute si tout à l’heure on m’a fait l’honneur - de vous prendre pour moi.
LE COMMANDEUR
C’est affreux !! des coquins!., sans m’écouter, ils m’ont jeté dans une voiture, où, pour comble d’infamie, on m’a enfermé avec un exempt! ! La voiture roulait !.. j’avais beau crier à cet homme mépris.able et taciturne mon nom, mes titres, la voiture roulait toujours!., tout à coup je me rappelai quej’avai s dans ma poche la grâce du marquis.
ROGER
J’ai ma grâce !..