ACTE I, SCÈNE III ^t
l'évêque De se lever, de se tenir dans le monde.
LA DUCHESSE
Il a Tair de bien vous aimer!
C'est un chien chinois. Une espèce très rare, f II se
ferait tuer pour moi./
LE DOCTEUR
5 S'il avait été là pendant qu'on vous mutilait?
l'êvêque
Mais il était là! C'était un des cinq. C'est ainsi que nous nous sommes connus. Et, depuis, vous voyez? Pauvre enfant! Est-ce qu'il savait!
l'infirmier, passant sa tête par la porte ouverte M. le duc est prêt, et l'automobile est là. La duchesse se lève LA DUCHESSE, au docteur lo Adieu. Merci encore. Monseigneur! (Révérence.)
l'ÊVÊQUE, s'inclinant Madame!
II fait signe au Chinois qui sort et va l'attendre dans la galerie
LE DOCTEUR, à la duchesse
Je VOUS aurais bîen accompagnée, mais il ne m^aime pas, ma présence lui est pénible.
LA DUCHESSE
Oui, restez.
LE DOCTEUR
Je voudrais, pourtant, savoir comment se sera effectuée votre rentrée.
Je reviendrai vous le dire.
LE DOCTEUR
C'est cela. Je ne bouge pas de la maison jusqu'à six heures.
La duchesse adresse un dernier regard avec une inclinaison de tête vers l'évêque, puis, avec une franchise très simple, comme quelqu'un qui prend une décision, elle va à lui, elle lui prend la main droite et avec une demi-révérence charmante, sans mot dire, la porte à ses lèvres, et sort. L'évêque, souriant et touché, retirant sa main trop tard: « Madame! » Le docteur ne peut s'empêcher de laisser voir sur son visage que cette marque de respect lui a été désagréable.