CHEZ L'ABBÉ DANIEL
Un cabinet de travail dans un vieux logis du siècle dernier, haut et un peu mansardé. Fenêtres à petits carreaux. Auxfenêtreîy morceaux de litr aux anciens. Meubles anciens. Un petit bahut à deux corps. Une crédence. Sur ces meubles, quelques objets d^art religieux anciens, choisis avec un goût très pur. Statuettes . . . ciboires . . . monstrances . . . Sur la cheminée, ornée d'un vieux bandeau en tapisserie à inscription gothique, U7ie descente de croix polychrome. Dans des cornets de pharmacie du seizième, faïence italienne, des feuilles de houx. Table Louis XII à cinq pieds, colonnes lisses, recouverte d'un tapis de vieux velours. Aux murs, quelques morceaux de vieilles étoffes passées. A u jardin, second plan, un prie-Dieu, carré, bas, avec coussin. Devant, à mi-hauteur, au mur, une jolie vierge, art flamand, quinzième, bois. Sur la table, vieux livres de prières, bibles, reliures du temps. Tout cela simple, sobre, harmonieux. Deux sièges en X, escabeaux de bois. Fauteuil Henri II. — Six heures du soir. — Par la fenêtre ouverte, paysage de vieux toits et de cheminées. Un clocher d'église.