SCÈNE II
LE PORTIER. LÊVÈQUB
LE Vf. QUE ( rsi vous qui \rn.7 dfl li part iiu dOC-
teur Morey ?
LE PORTIER
Oui, monseigneur.
L'EVEQUE
Qui êtes- vous ?
LE PORTIER
Je suis le portier de l'hôtel de Chailles. Monseigneur a-t-il vu Mme la duchesse ?
Non. Doit-elle donc venir?
LE PORTIER
Oui. Elle est sortie à pied, en disant qu'elle se rendait ici. Heureusement, j'arrive avant elle! Elle ne sait rien.
L'ÉVÊQUE
Qu'y a-t-il?
LE PORTIER
Un grand malheur. M. le duc est mourant.
L'ÉVÊQUE
Comment cela ?
tt portier
Dam une cri*? de folie, cinq minute* après le départ de M~ la duchesse, il 1 ouvert la fenêtre de sa chambre qui donn«au premif-r, sur la cour d'honneur, et il s'est jeté Le docteur, dont c'était le jour et l'heure de visite, est arrivé juste pour le voir tomber Lut et moi nous l'avons relevé sur i une jambe et un bras
brisés, un trou a la tête, sans connaissance.
l âvioui
Que dit le docteur ?
LE rORTIKK
Il a envoyé chercher deui de ses confrères Il espère encore qu'on pourra le sauver Et alors, il demande a mon gneur, dès que M~ la duchesse sera ici, de la retenir, au moins une heure, le temps que l'on donne à M le duc les premiers soins, qu'on lave la cour, enfin qu'on
remette un peu d'ordre. Et puis, si vous en trouvez le moyen, de la préparer doucement à la nouvelle. Voilà. Bien le respect, monseigneur.
L'ÉVÊQUE
l/ est entenClU. /Le même domestique apporte une
carte à révoque. Il y jette les yeux.) M™ de ChailleS.
oOrteZ par là. (Il lui indique une autre porte, second plan côté jardin. Le portier la prend.)