‹ Le duel; pièce en trois actesChapitre 23 sur 105 · ACTE I, SCÈNE V · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE V

l'abbê Non. Exprès!

l'êvêque Pourquoi?

J*ai craint que, sur ma carte, il ne voulût pas me recevoir?

l'êvêque 5 Vous ne vous connaissez pas?

l'abbê

Si, beaucoup!

l'êvêque

Alors?

l'abbé

C'est mon frère!

l'êvêque, étonné

. c'est votre frère?

l'abbê zo Oui.

l'êvêque Ah ! Et vous êtes fâchés?

l'abbê

Voilà dix ans que, volontairement, nous ne nous sommes pas vus!

l'êvêque

Vous ne m'aviez jamais dit cela!

l'abbê

y sa peut-être eu tort. Ce n'est pas manque de confiance en vous. Je m'exagérais alors l'importance, s aujourd'hui très atténuée, d'un secret de famille. A présent que mes parents sont morts. . . .

l'évêque

Qu'est-ce qu'il y a eu? . . . Pourquoi êtes-vous fâchés?

l'abbê

C'est assez long et assez difficile à dire. Rien, vous lo le savez, ne faisait pressentir autrefois que je serais prêtre! J'étais un enfant pervers. Mon père, homme d'argent, athée, excusait mes défauts et me choyait pour mon irréligion, tandis qu'il se montrait d'ime froideur hostile envers mon frère Henri. 15

l'évêque Le docteur?

l'abbé

Oui, qui était alors — c'est étrange! — d'une excèssiyç dévotion. De 14 naquit çatre nouç unç çspèçe

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