‹ Le duel; pièce en trois actesChapitre 85 sur 105 · ACTE m, SCÈNE IV · texte numérisé non relu

ACTE m, SCÈNE IV

l'êvêque Je Texige.

l'abbé

Mais nous ne saurons plus nous parler . . . nous regarder.

l'évêqxje

Quoi que vous puissiez vous dire, ne prononceriez- 5 vous que d'insignifiantes paroles, resteriez-vous muets Tun en face de Tautre . . . cette dernière entrevue est indispensable, nécessaire, pour dissiper à jamais Téquivcque où tous deux vous vous enfoncez. Vous venez me raconter qu'une vipère s'est glissée et lovée dans vos 10 cœiu^, eh bien, il faut l'en faire sortir ou lui broyer la tête. Je ne veux pas, pour le repos de vos consciences, que vous emportiez chacun demain im souvenir trouble et douteux.

Moins néfaste qu'un bon!

l'évêque

15 Cent fois pire! Vous savez bien que les plaies où on laisse le fer qui a causé la blessure ne guérissent jamais? Il faut l'arracher, sinon elles se gangrènent! Vous allez revoir M™* de Chailles et il suffira — c'est moi qui vous le dis! — que vous vous retrouviez face à face pour

20 qu'aussitôt le charme mauvais soit pour toujours rompu.

l'abbê Et si c'est le contraire qui se piodidt?

l'êvêque Nous verrons bien.

l'abbê Épaignez-moî cette preuve? Je ne suis pas sûr de

l'évêqub Moi, je suis sûr de vous deux. Je vais la cheidier. 5

n fait un pas l'abbê EUeestlà?

LtvÊQXTE, désignant la porte par laquefle eDe est sortie. A la chapelle.

l'abbê Sait-dle que je suis avec vous?

L'tVÊQXTE

OoL

B hSt un nouveau pas

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