MINA RI
En me confiant à M. Duval, ma mère lui avait remis une somme que ce bon Duval a fait valoir au lieu de la consacrer à mon entretien. Ce petit capital se monte maintenant à trente mille francs... En apprenant le malheur qui vous arrive, j'ai prié M. Duval de me confier cette somme, et je vous l'apporte, monsieur, car, quelquefois, avec des à-comptes, on arrange...
MADAME MERCADET (s'eSSUIJCUlt Us tjeiix).
Bon jeune homme!...
julie (elle serre la main de Minardj. Bien, bien, Adolphe!-..
MERCADET
Trente mille francs!... (A part.) On pourrait les tripler en achetant des actions du gaz Verdelin, et il y aurait moyen d'arriver... Non '.non. (A Minard.) Enfant, vous êtes dans l'âge du dévoûment... Si je pouvais payer cent mille écus avec trente mille . francs, la fortune de la France, la mienne, celle de
bien du monde serait faite... Non! gardez votre argent.
MINARD
Comment! vous me refusez ? [Madame Mercadct l'embrasse.)
mercadet (à part).
Je les ferais bien patienter un mois. Je pourrais, par quelques coups d'audace, raviver des valeurs éteintes ; mais l'argent de ces pauvres enfants, ça me serrerait le cœur... On ne chiffre pas juste en larmoyant... On ne joue bien que l'argent des actionnaires... Non, nonl (Haut.) Adolphe, vous épouserez ma fille.
MINARD
Ah! monsieur... Julie,, ma Julie!
MERCADET
Quand elle aura trois cent mille francs de dot.
MINARD
Ahl monsieur, où nous rejetez- vous ?
mercadet (h part.)
Je ne vendrai les deux mille actions qu'à 25 pour 100 au-dessus du pair... {Haut.) Dans un moisj et(