SCÈNE III
MERCADET seul, puis BERCHUT.
MERCADET
Quelle avidité!... C'est dans l'ordre! la rivière a plus soif que le ruisseau... Berchut! ah! voilà ma punition! Allons! pataugeons dans les boues de l'humiliation. Brédif était la sommation, lui; c'est
le premier coup de feu! {Haut.) Bonjour, mon cher Berchut.
BERCHUT.
Bonjour, mon cher monsieur Mercadet.
MERCADET
Eh bien î vous avez dix degrés de froid sur la figure. Est-ce que les actions de la Basse-Indre ne sont pas en hausse ?
BERCHUT.
Si fait, monsieur. Nous atteindrons au pair ce matin, à Tortoni; puis, à la Bourse. On ne sait pas où cela peut aller I le feu y est. Votre lettre fait des merveilles. La Compagnie a senti le coup, elle va déclarer à la Bourse le résultat des opérations de sondage, et la mine de la Basse-Indre vaudra celle de Mons. . .
MERCADET
Vous en avez acheté pour vous d'après mon conseil ?...
BERCHUT.
Cinq cents!...
mkrcadet {le prend par la taille).
Vous me devez cela. Mais je suis enchanté de vous avoir mis... ah! ah! cinq cent mille francs peut-être dans votre poche. Madame Berchutvoulait