ACTE I, SCÈNE XIII
PIERQUIN
Ce que vaut l'avenir d'un jeune homme maintenant forcé d'avoir beaucoup d'industrie pour vivre...
MERCADET
Rien...
PIERQUIN
A moins qu'il n'épouse une riche anglaise amoureuse de...
MERCADET
De lui!...
PIERQUIN
Non , d'un titrel Et je pensais à lui en acheter un... Mais cela m'aurait jeté dans des intrigues à la chancellerie.
MERCADET
Mais que voulez-vous de moi ?
P1ERQUIN.
Des choses de même valeur.
MERCADET
Quoi?
PIERQUIN
Des actions de... Enfin de vos entreprises qui ne
t donnent plus de dividende.
MERCAOET.
Et vous m'accorderez un sursis de cinq mois?...
PIERQUIN
Non, trois mois.
mercadiït (à part).
Trois mois! pour un spéculateur, c'est l'éternité! Mais quelle est son idée? Oh ! ne rien donner, recevoir quelque chose. (Haut.) Pierquin, je ne comprends pas, malgré mon intelligence : mais c'est fait...
PIERQUIN
J'avais compté là- dessus! Voici une lettre par laquelle je vous accorde le sursis. Voici les dossiers Michonnin . Ah ! je dois tout vous dire : ce jeune homme a mis tous les gardes du commerce sur les d^nts.
MERCADET
Voulez-vous les actions roses d'un journal qui pourrait avoir du succès s'il paraissait? les actions bleues d'une mine qui a sauté? les action? jaunes d'un pavé avec lequel on ne pouvait pas faire de barricades?
PIERQUIN
Donnez-m'en de toutes les couleurs?
MERCADET
En voici, mon cher maître, pour quarante mille francs.