M IN ART
Aucun.
MURCADET.
Eh bien ! je vais vous confier un secret d'où dépendent l'honneur et le repos de la famille clans laquelle vous voulez absolument entrer.
minàf.d (à part).
Que va-t-il me dire?
MEilCADET.
Je suis sans ressources, monsieur, ruiné... ruiné totalement, ^i vous voulez Julie, elle sera bien à vous, elle sera mieux chez vous , quelque pauvre que vous soyez, que dans la maison paternelle... Non seulement elle est sans dot, mais elle est dotée de parents pauvres... plus que pauvres... MINARD.
Plus que pauvres... il n'y a rien au delà!
MERCADET
Si, monsieur, nous avons des dettes , beaucoup de dettes ; il y en a de criardes. .. ai in A rd (ri pari).
, Ruse de comédie! il veut m'éprouver [Haut.) Eh
110 LErAiSEUIl.
bien! monsieur, je suis jeune, j'ai le monde devant moi, je ne manque ni d'énergie, ni d'ambition ; aujourd'hui personne ne vient d'assez loin pour me demander autre chose que mon nom. J'arriverai... j'aurai le bonheur d'enrichir celle que j'aime.
MERCADET
Je connais cela. Je me suis ruiné pour madame Mercadet, pour lui continuer l'opulence à laquelle elle était habituée. J'ai sacrifié dans mon temps à l'idéal : aussi ai-je des créanciers qui ne comprennent pas la fantaisie, l'imagination, le bonheur! mfnard (à part).
Il raille, il est riche.
MEUCADET.
Ainsi, ma confidence ne vous effraie pas.
MINARD
Non, monsieur. Aucune pensée d'intérêt n'entache mon amour...
MERCADET
Bien dit , jeune homme. Oh ! vous avez dit celte dernière phrase à merveille. (A part.) Il est têtu. (liant.) Vous aimez ma fille assez pour acheter cher le bonheur de l'épouser?...
MINARD
Que peut-on donner de plus que sa vie?