ACTE III. SCÈNE IX
sieur de laBrive, un jeune homme de mes amis qui a pour mademoiselle votre fille une admiration. ..
Passionnée...
mrrcadet (à de la Brive).
Vous aimez les Espagnoles, je le vois. Hein! quel teint! une véritable Andalouse, qui saura résister aux tempêtes de la vie!... Il n'y a que les brunes
J'aurais craint une blonde!...
MERCADET
Ma fille est tout à fait la femme qui conyient à un homme politique.
delà buive. (Il lorgne Julie),
(A Mer cadet.) Parfaitement bien mise. (4 Madame Mercadet.) Telle mère! telle fille! Madame, je mets mes espérances sous votre protection.
Présenté par monsieur Méricourl, monsieur ne peut être que le bien venu.
julie (à sa mère).
Quel fat!...
mercadet (à sa fille).
Puissamment riche! Nous serons tous million»
naires! Et un garçon excessivement spirituel. Allons! soyez aimable, il le faut.
JULIE
Que voulez-vous que je dise à un dandy que je vois pour la première fois et que vous me donnez pour mari?
Mademoiselle veut-elle me permettre d'espérer qu'elle ne sera pas contraire à mes vœux ?
JULIE
Mon devoir est d'obéir à mon père.
DE LA BRIVE (rt part),
Fière comme une laide; il faut faire plus de frais pour ces femmes-là que pour des duchesses.
JULIE
Il est bien fait, il est riche, pourquoi me rechercherait-il? il y a là-dessous quelque mystère.
de la brive (à part).
Allons ! (Haut à Julie.) Mademoiselle, les jeunes personnes ne sont pas toujours dans les secrets des sentiments qu'elles inspirent! voici deux mois que j'aspire au bonheur de vous offrir mes hommnc'es.