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ACTE III, SCÈNE XIV

MERCADET

Monsieur?...

de LA brive (à part).

Je le vaux bien et je suis le plus fort. {Haut.) Oui, monsieur, aviez -vous deux cent mille francs?...

MERCADET

Les vertus de ma fille...

Ah! vous n'aviez pas deux cent mille francs?... Et moi j'engageais ma précieuse liberté I Ne suis -je pas un capital ? Vous vouliez escroquer un gendre?...

MERCADET

Le mot est fort.

DE LA BRJVE.

Vous le méritez...

mercadet (à part).

Il a de l'aplomb!...

de la brive.

Et, je le vois, vous abusiez de mon inexpérience. Je pourrais aussi me plaindre.

MERCADET

L'inexpérience d'un homme qui emprunte sur des sables une somme de soixante pour cent au delà de leur valeur!...

Avec du sable on fait du cristal.

MIÎRCADET.

C'est une idée!

Vous voyez, monsieur, que nos moralités se ressemblent! (Mouvement de Mercadet.) Ah! entre nous...

mercadet (à part).

Je vais l'aplatir!... (Haut.) C'est ce qui vous trompe, monsieur : vous êtes mon débiteur, et je vous tiens. Ah! j'ai sur vous pour quarante -huit mille francs de lettres de change, intérêts et frais, à moi cédés par Pierquin, et je puis vous faire coffrer pendant cinq ans.

Je serais alors votre hôte.

MERCADET

Ah! vous le prenez sur ce ton-là! Mais vous vous moquez donc de votre dette, de votre signature ?

Et vous?

mercadet (à part).

Voilà mon affaire! (Haut.) Dans quelle situation ctcs-vous, là, vraiment?

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