‹ Le faubourg; comédie en quarte actesChapitre 100 sur 151 · ACTE II, SCÈNE XIII · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE XIII

est sur la table... Avez-vous bien dormi, Enguerrand ?

PONTAN'EVAUX

Comme une souche, ma mère. (Ils passent dans la salle à manger. On les suit.)

LE PKINCE, à Mai^il.

Attendez, je vais vous chercher votre flacon. (Il sort.)

Ah ! je ne croirai plus à mes talismans. .

EDDY

Au contraire. Si je n'avais pas eu celuilà sur moi, je me serais certainement tué raide.,. Je ne savais plus ce que je faisais. Votre baiser m'avait fait perdre la tête...

MARGIT ChutI l'Silence. 11 lui prend, il lui baise longuement Ut main.)

LE FAUBOI'RG

KKUOS', vi'ii;int ih: l:i «iillc à rnnnBPt.

Eh bien, matante, comment êtes-vous?

(Eildy s'i'cartc bmïi(|ucnient.)

MARtilT

Mieux, merci. (A Kddy.) Allez, allez à table. (Au prince, ([ui rentre iivcc le flacon.) Allez au.ssi , mon ami, (Klk- prend la nacon.) Merci... C'est ce petit imbvcile de Donatien... N'est-ce pa.s, quand... quand on vous annonce qu'un Iiomme est presque

mort el puis qu'on le voit entrer

[.]■: [•mscii

Oui. (L'n temps.)

.MARCiiT

Je vous rc'jt)ins. dl l'attend. KUc se lève. Jls vnut eii,.i„),h. m:l-s hi saU': ù nian|,'er. l'enciant i|U'ils Iraversenl la KCèiii', li: rideau baisse.)

l8o LE FAUBOURG

' MADAME SAJOU

Sûre ! De ce moment-ci, il vient tous les jours. (Klle ouvre la porte-fcnctre toute ^^rande.) J'aurais bien pu donner de Tair dès ce matin.

LOUISE

Oui. Voilà le printemps.

MADAME SAJOU

Pensez ! Le cerisier des Frochart a déjà un soupçon de fleurs.

LOUISE

Celui là-bas ?

MADAME SAJOU

Mon jjIus l)el arbre. Les (îrelu, qui étaient avant les Frochart, vous savez?

(ju'on les a tout vendus et qu'on les a mis dehors parce qu'ils ne payaient pas? Eh ])ien, en ])artant, ils me disaient c[ue ce qu'ils regrettaient j)lus, c'était ])as leurs meubles, c'était le cerisier, parce que,

l.Ii KAL'liOURG

l''t il a un autre logement?

MADAME SAJOU

Dans les quartiers neufs. Ça ne vaut pas 1(; nôtre, Madame Cortella. On Juge bien ça quand on va se promener vers les lîuttes ou avenue c!e la République, où y a (les maisons selon le confort moderne, mais ça manfjue de végétation.

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