ACTE III, SCENE II
D'ËSCRENNES
On ne dirait jamais un logis intermittent et à peu près inhabité. Il fait bon ici comme dans les intérieurs étroits, modestes, où veille continuellement une ménagère très attentive et très ingénieuse.
l.E PRINCE
Je n'en ai pas une, j'en ai plusieurs, j'arrive au même résultat par la coopération.
DESCRENNES
Oui, on sent ici... une présence féminine... et c'est presque troublant, parce que c'est inattendu.
LE PRINCE, riani.
Tu pensais, ô futur député des quartiers pauvres, avoir à chaque pas la vue ou l'odorat offensé. Et tu es agréablement surpris. Tu n'a pas vu le plus joli, le jardin, un jardin de romance...
(Il le mène vers la porte-fenétre.)
l86 LE FAUBOURG
MADAME SAJOU
iMonsieur regarde le cerisier des Frochart ?
LE FRJNCE
Oui... Oui, nous flânons, et nous faisons attendre Madame, qui n'a probablement pas de temps à perdre... Tiens, M'"'' Sajou va te faire faire le tour de la cité, pendant que (A Louise CortcUa) nous causerons tous les deux. (A d'Escrennes.) Nous sortirons après.
D'ESCRENNES C'est cela. (Il s'en va par le jardin, précédé par M""' Sajou.)