‹ Le faubourg; comédie en quarte actesChapitre 111 sur 151 · ACTE m, SCÈNE III · texte numérisé non relu

ACTE m, SCÈNE III

LU. PRINCE Probablement, ma pauvre femme, filais vous aurez une ressource, ce sera de le quitter... Voyez-vous, dans la vie, on n"a généralement à choisir qu'entre deux souffrances. 11 faut choisir celle qui est la moins dure à supporter sur le moment.

Et, souvent, il faut alterner. Quand on est fatigué de dormir sur le cùté droit, on se retourne et on dort sur le côté gauche.

LOmSli, dciippoiniée.

Ah ! voilà tout ce que vous trouvez que je peux faire, alors?

Li; PRINCE

Je ne suis pas le bon Dieu, Je ne peux pas changer la vie.

Lût' [SE

Je ne dis pas, mais... voyez-vous... le pauvre monde a tout de même trop de malheur.

igô

LK PRINCK

Il n'y a pas que le pauvre monde qui soit sujet à ces malheurs-là.

LOUISE

C'est vrai, en réfléchissant, ça peut aussi arriver à des personnes riches.

LE PRLVCE

Oui, ça peut.

LOtlSE

Ah ! ça me fait plaisir ce que vous me dites là parce que... Oh ! le mal des uns ne guérit pas celui des autres, mais... Ce n'est pas un mauvais sentiment... Enfin je ne sais pas comment dire.

LE PRINCE

Knfin... je vous ai fait plaisir.

LOUISE

Oui... Mais moi, il me semble que... je vous ai fait de la peine.

MM'AMK SAJIXI

lirinjoiir, Mnnsiciir 'l'oiirlict, en cas fl»»' vous ne scri(;z plus là (|uan(l j<.^ rf^vicnflrai.

Uonjour, Monsieur Touchot, morci.

m: i'nr\!;F:

SCI':\K I.V [,!■; F'KrNC)':, hicsckknnks

tfl-.S(,n),\N-f:s l'',li bien, vinis-tii i' (b'n temps.) Klle ne t'ii j'iis rjfiiyé, lii liimn'; tliiine. Qu'est-ce (lu'ulli; t'ii (Ifini: racuriH; ?

Mon liistoirf! !.., Cette jiauvrc ouvriùre parisienne, ({iii a épousé un ouvrieritalicn, a subi, dans son humble si»liére, le même

ACTi'; m, s<;|':n1': v 19^

pri'slii;i', le tnèmi.' miraiji.', et la même dûcoiitioii que nuii.

I.cs [iclits iH' sont pas ,si lUITOreiits ik' nous... Tous nos sctiliini'iits si' rtUruuvcnl diins leurs àiiii's tViisU's... transposés grossis, iliM'in-nu's... nniis, par suiU' tli' ccUc ilrliirniation mémo, plus intcllif^îlilcs,., |r rfai jamais vu en ini)i pluspnirou'ir'iin'ni ipic pi'nilanl qucj'ocontai.scoUc fiMunic, ipii MuiffR' ce que j(.' snuftVc.,,

(lii). IVi-Mpii' i;ii iiicmi' temps, im oiitL'iui ]:i vnU ,rHi|.|>nlyi|. SaJ-iii.!

iiirroi.YTh; sajou, donatikn

,M'sieii Toucliet ! (Il entre.) M'siou Tou-

chet !... Ah !... (Se tournant vers Donatien qui entre.) Le v'ià justement qui s'en va là-bas avec un ami. Faut-il leur courir après?

DONATIEN

Bah! tant pis. Si M. Touchet s'en va, c'est qu'il a affaire dehors, je ne veux pas le retarder... Je voulais simplement lui demander si les deux personnes qui m'accomi)agnent, et qu'il connaît, peuvent rester ici, pendant que je vais aller voir à réparer mon automobile, qui est restée en panne, en bas des Buttes-Chaumont.

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