‹ Le faubourg; comédie en quarte actesChapitre 128 sur 151 · ACTE III, SCÈNE IX · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE IX

Vous aussi, vous avez toujours été pour moi... et vous êtes «icore... l'Etranger.

LE PRINCE

Oui, et le maître !

MARGIT

Vous ne forcerez pas mon cœur!

Nous verrons bien!... Nous verrons :

je n'ai pas encore essayé... Et vous, quel effort avez-vous fait?... Nous vivons côte h côte, nous ne vivons pas ensemble... Je ne suis pas votre mari, ni vous ma femme... Eh bien, désormais, je serai votre mari, et vous serez ma femme, voilà le seul parti que nous ayons à prendre... et voilà ce que j'ai décidé.

MARGIT

Oh!...

LE PRINCE Oui, c'est tout un changenaent d'habitudes, une nouvelle vie qui commence.

Pour nous y faire tous les deux, nous avons besoin d'être isolés. Nous allons partir. Nous passerons plusieurs semaines, plusieurs mois, s'il le faut, seuls ensemble, cï Entragues. Nous partons demain, à la première heure.

MARGIT

Je ne veux pas !

LE PRINCR Je veux... (Il lui jette son manteau sur les l'paules.) Allons, allons, vous perdez du temps, il faut rentrer. Vous avez des ordres à donner, et moi, il faut que j'explique à ma mère ce départ précipité.

Il la pousse vers la porte.

Je ne renoncerai jamais à lui, jamais, jamais.

LE PRINCE

Jamais je ne vous céderai à lui. J'userai de tous les moyens, même de la force...

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