SCENE PREMIERE
LE i'KlN-CH, MARGIT. LA DUCHESSl-:, M. HAViN, DONATiI-:N, LA COMTESSE DE PKHGILBHKT. LE DL'C, iL\KlE-AN- ÏOINETTE, LE MARQUIS ET LA MAR- QUISE 1M-; POXTANI£VAUX, LE MARQUIS JÎ'ESCRENNES.
M. }[;ivin est assis devant un bureau, tour à tour il mcidite ut il écrit. Donatien est debout derrière lui et lit par-dessus son épaule. Les autres personnages causent à voix basse, par groupes. Le prince, absorbé, muet, se tient à part et ne prête
attention à rien de ce qui se passe autour de lui. Margit se tient également A part. Klle semble pri'occupée, fiévreuse.
LE DU(^ après un temps.
Kh bien, iMonsieur Havin, avez-vous fini votre raccord ?
HAVIX, sans lever le nez.
Dans un instant.
PONTx\NEVAUX
Est-ce que, ce soir encore, nous allons répéter jusqu'à des heures indues ? Voilà beau temps que le couvre-feu est sonné dans les casernes. Il est inouï de se coucher si tard à la campagne.
LA DUCHESSE
Ma foi, moi j'arrive à m'y coucher plus tard qu'à Paris. On a toujours été fort déréglé à Entragues. C'est une tradition de la famille.
HAVIN, de sa table de travail.
Et vous avez bien raison de la respec-