ACTE I, SCENE III
MADEMOISELLE 1>E TOURXVS
Mais, .Monsieur, cette haute bourgeoisie que vous prétendez éfraler ou même agréger à la noblesse, est issue de la Révolution, et elle en est tout infectée î
HAVIX
Vous jugez d'après les pères. Moi, je vous réponds des fils : c'est nous qui les enseignons.
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En cherchant bien, on pourrait trouver d'autres expédients que le mariage bourgeois pour relever les finances de votre aristocratie. II y a encore des noblesses étrangères qui sont fort riches. Seriezvous hostile aux mariages internationaux?
HAVLN-
Nullement, Madame. J'estime au contraire que toutes les noblesses d'Kurope doivent s'allier entre elles pour opposer une digue unique au mauvais flot qui monte partout. On ne doit plus faire ac-
ception de patries dès qu'il s'agit de Tœuvre sociale. Il n'y a plus alors que les principes, le rang et la fortune qui comptent. On est de sa caste et de sa religion avant d'être de son pays.
LA COMTESSE EPERJES
Eh bien, je vous recommande ma fille :
elle est très jolie, très riche, et je veux qu'elle se marie en France.
HAVIX
Ah!...
MADEMOISELLE DE TOURXUS
Voici le marquis et la marquise de Pontanevaux.