I.i; M.VITRKI'HOriCL
Oui, monsieur le comte.
l>OXATli;X
Non. laissez le flacon.
LA COUTHSSE 1>F. l'KÉini.r.EKT
Ah ! lionsoir. mademoiselle de Tournus, je ne vous apercevais pas. Bonsoir, Pontanevaux...
PONTANEVAUX
Vous allez bien, ma tante?
LA COMTESSE DE PRÉGILBERT
Très mal. Je tousse comme une pauvre schismatique. (Etonnement.)
LA MARQUISE
Vous avez toujours vos bourdonnements dans les oreilles ?
LA COMTESSE DE PRÉGILBERT
J'ai entendu toute la journée comme un glabre de cloches. (Etonnement.)
LA COMTESSE EPERJES
Une tasse de thé ?
LA COMTESSE DE PRÉGILliERT
Merci, ma chère, mon médecin me l'a V igourc use ment défendu. (Etonnement.)
MADEMOISELLE DE TOURNCS, bas à M. Havin.
ICst-ce qu'il y a longtemps ([ue la comtesse de Prégilbert a eu son attaque ?
HAVIX
Quelle attaque ?
MADEMOISELLE DE TOURXUS
Je croyais qu'elle avait eu une attaque.
d'où il lui était resté ce défaut de langue et ce charabia.
H A VIN
Mon, c'est de naissance.
LA SIARQUISE, à lA comIl-ssi.- do PrOailUorl.
Ma tante, mais voyez donc, Donatien boit comme un trou !
LA CUMTIÎSSE »!■: I'KKC;[Llti;KT
Il fait semblant. Oh I je connais toutes ses malices.
DOXATIliN
Tiens, je n'avais pas vu la bénédictine.
(Apercevant la Uuchi'ssf, lu duc, llarie-.Vntuinctti' et Eddy, il annonce tris haut :) 31adame la duchesse de Verneuil î Monsieur le duc lîe Verneuil ! ^lademoi.selle...
LA COMTESSE DE PKÉCJlLilHKT
Donatien ! Quelles façons déplorables vous avez !
DONATIEN
Au contraire, maman, vous voyez que je ferais un excellent domestique.
LA COMTESSE DE PKÉGiLllERT, avi^c admiration.
Il a infiniment d'esprit.
SCliNE VI
Les Mêmes, LA UUCIIHSSE i)OUAIRI['-:KE, Llv DUC, MAKIE-ANTOINETTE, EDUV, puis LE PKLNXi:.
L'entrée do la duchesHC we fait avec quelque solennité. On se lève, baise-mains, etc.
LA DUCHESSE, ^ la cunituii.^ KpLTJi^i, un pi-u UrusqiiL-ini.'nt.
Eh bien, voilà cette enfant, que je vous avais promis de vous amener.
LA COJITESSE EI'EKJES
Elle est ravissante... Mademoiselle vous