ACTE II, 'SCENE IX
le mauvais exemple à mon fils unique, à mon Donatien.
LE PRINCE
Hein?
L,\ COMTESSE DE PRÉGILnEKT
Je sais tout,. Monsieur, je sais les désordres de cette nuit. D'abord, mon Donatien est rentré.à des heures impossibles.
Il aurait pu prendre froid, et cela lui serait fatal, après la pneumonie infectneiise qu'il a eue l'hiver dernier. Il parait en outre que vous avez cassé pour quinze cents francs de vaisselle, que vous avez donné à des femmes de la société le spectacle de danses subjectives et de luttes archaïques. Il paraît...
LE PRINCE
En voilà assez, ma tante.
E PRÉGILBEKT '
Plaît-il ?
Ah 1 j'offusque la padeur de Dona-
144 LE FArBOURG
tien?... Moi?,.. Moi!... Je n'ai aucune explication à vous donner. Je me contenterai de vous répéter ce que je viens de dire, en propres termes, à votre méchant gamin de fils...
LA CO.MTKSPK DE J'RÉGII-BEKÏ
Eh!...
LE PRIiVCi;
A la première occasion, je le caloterai !
Oui, Madame, je le caloterai en public.
LA COMTESSE DE l'kÉCilLilERT
Je n'entendrai pas insulter mon fils plus longtemps. On est allé prévenir ma sœur que j'étais là, mais je n'y ai plus rien à faire, et je n'y remettrai jamais les pieds.
La famille vous renie par ma bouche.
Monsieur. Bonsoir.
LE l'KENCE
Bonsoir.
LA J)L-CHi:S^E, cntriiDt.
Bonjour, Victoire. Je te demande pardon de t'avoir fait attendre.
s. PRÉGILBERT