SCENEXI LE PRIN'CE, LA DUCHESSE
LA DUCHESSE
Eh bien , vous vous taisez ? Après avoir réparti à M. Havin plusieurs fois avec uneaigreur que, moi, je trouve excès-
sive, VOUS baissez subitement pavillon devant votre ancien maître. Vous faites la figure que doit faire présentement votre neveu en recevant sa semonce.
LE PRINCE, avec un sourire tristo.
Oui.
LA DUCHESSE
Je commence à croire qu'il se passe ici des choses fort extraordinaires. D'ailleurs je les sentais dans Tair, vous pensez bien, depuis quelque temps ; mais je vous prie de m'en dire un peu plus long. Les paroles énigmatiques de JVl. llavin ne m'ont guère éclairée : je ne suis pas forte en psychologie.
J.E PRLNCE
Il est fort, lui. Quel œil pour voir tout ce qu'on ne lui montre pas, tout ce que, en effet, on ne se montre pas à soi-même !
Comme il dégage les secrets de conscience de ce vague qui les enveloppe toujours !
Comme il les pénètre et comme il les