‹ Le faubourg; comédie en quarte actesChapitre 95 sur 151 · ACTE II, SCÈNE SI · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE SI

LE PRINCE

Rien... Tout... Tout ce qui accuse à mes yeux qu'elle est d'une autre famille humaine que moi... C'est bien à charge de revanche : tout en moi la choque... jusqu'à mes pauvres bonnes qualités... Je ne lui en veux pas. Nous n'j' pouvons rien,

LA DUCHESSE

Et alors, vous renoncez tous les deux...

J'admire votre résignation... Pourquoi ne m"avez-vous pas consultée plus tôt ?

J'étais beaucoup moins malheureux quand vous ne saviez pas,

LA DUCHESSE

Ne nous attendrissons pas.

LE PRINCE

C'était aussi un peu pour Margitqueje dissimulais. Il me semblait que vous deviez éprouver à son égard, comme moi-

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même, un sentiment bizarre de méfiance et cranimosité... Il me semble toujours qu'elle doit inspirer ce sentiment-là... Et je ne me trompe pas tant. D'Escrennes me le disait encore tout à l'heure. On commente, n'est-ce pas ? les folies d'hier soir. Eh bien , c'est sur elle que tous s'accordent à tomber. Il y a entre elle et notre monde, comme entre elle et moi, une décourageante incompatibilité!

LA DUCHESSE

Mon fils, quand on n'est pas en bons termes avec sa femme et qu'on ne veut pas se donner la peine de faire effort ni d'appliquer un remède, il est commode de croire qu'il y a là-dessous un mystère et ([u'on n'y peut rien.

LE PKINXE

Pourtant...

LA DUCHESSE

Ne cherchons pas midi à quatorze heures, cela est bon pour les artistes qui se

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