‹ Le Faubourg Saint-HonoréChapitre 11 sur 20 · LES. MIEUX HOT · texte numérisé non relu

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que représentait Colin l'aîné, avoué ; mais cette propriété, à la suite du divorce des époux Carteau, appartint à l'épouse, Me Balan, comme reprise en nature aux termes d'un état liquidatif passé devant Girard, le 20 août 1693, le prix de ladite propriété ayant été payé en deniers par la dame Balan, à titre de remploi, et au moyen des successions de Nicolas et de Jean Beaujon, ses frères. (Quittance passée devant Maine, notaire à Paris, le 27 octobre 1791.)

Catherine Balan céda son hôtel au marquis Antoine-Victor- Anne Dyon-Amelot contre la somme de 38.000 livres tournois payées comptant (contrat passé devant Huguet, le 3 vendémiaire an V), l'acheteur habitait sa terre de Mivoye, dans le Loiret, qui appartient toujours à la famille.

Antoine, comte de Saint-Didier, et Caroline-Françoise- Joséphine Delaroche, son épouse, acquirent, le 6 août 1816, par contrat passé devant Montaud, notaire à Paris, l'immeuble que possédait le marquis Amelot.

A la suite de la séparation de biens des époux de Saint- Didier, Gilles Toussaint Hocquart acheta l'hôtel au prix de 450.000 francs et les meubles ou objets mobiliers le garnissant, 50.000, suivant l’état estimatif au contrat du 15 avril 1826.

Édouard-Hyacinthe-Armand Hocquart dé Tartot, qui habitait ‘hôtel, en hérita au décès de son père, le 1‘ décembre 1835.

Lors de l’adjudication de l'immeuble, parle tribunal civil de a Seine, le 10 août 1848, Mme veuve Adélaïde de Gossellin en devint propriétaire .

A sa mort, le 16 octobre 1863, M. Léon-Joseph de Gosselin s’en rendit acquéreur à la suite de la vente par licitation entre ui et son frère Alexandre-Charles.

annexé

Les immeubles numérotés anciennement 114 et 116 (l'hôtel et ses dépendances) et, aujourd’hui, 120 et 122, furent disjoints en 1867, le n° 120 étant conservé par M. Léon de Gosselin, père du propriétaire actuel, M. Gabriel de Gosselin, et le n° 122 vendu à M. Michel-Antoine Joyeux (contrat passé devant Yvert Roquebert, notaire, le 2 mars 1867).

L'état descriptif des lieux nous apprend que:

Le premier étage forme appartement composé de : antichambre, deux salons, boudoir, galerie, deux chambres à coucher, dont une avec bibliothèque.

Le salon parqueté en marqueterie est recouvert de lambris de hauteur, rehaussés de dorure ; plafond avec corniche et rosaci en marbre de choix.......

eminée

Cette brève description est insuffisante pour donner une idée du parfait entendement des principales lignes et des ornements légers, qui, en particulier, rehaussent le panneau central et agrémentent la corniche.

En dehors de l’ameublement de bon goût commodément disposé dans ce salon fort joli, il se dégage un charme poétique des toiles encastrée

dans les dessus de porte qui remémorent tout le repos qu'on goûtait dans ce « faux-bourg Saint- Honoré » quand l'hôtel fut bâti.

HOTEL DE LA TRÉMOILLE Avenue Gabriel, 4 PIS L'hôtel du duc de La Trémoille, situé au n° 4 de l'avenue Gabriel, a possédé, de 1892 à ces dernières années, une suite

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