LA CHAMBRE DE GRETCHEN
GRETCHEN, au fouet, seule.
Adieu, mes jours de paix !
Mon âme est flétrie ; Adieu pour la vie Et pour jamais !
Où je ne l'ai pas Est ma tombe, hélas !
Et ma destinée Est empoisonnée.
Ma pauvre tète Est inquiète, Mon pauvre esprit S'appesantit.
Mon âme est flétrie ; Adieu, mes jours de paix, Et pour la vie, Et pour jamais !
C'est lui qu'à la croisée Je cherche à l'horizon ; Vers lui que je vais, insensée, Hors de la maison.
Son grand air qu'on admire, Son port majestueux, Son aimable sourire, La force de ses yeux,
Et le flot merveilleux De sa parole,
Et sa main folle A vous presser, Va, Dieu ! sou Iwiscr I
Mou àuic est flétrie, Ailieu, mes jours de paix, Et pour la vie, Et pour jamais!
Mou cœur, las de se plaiudre,
Vers lui veut boudir; N'c puis-je donc l'étreiudre Et le tenir,
Et l'embrasser A mou plaisir, Dans sou baiser Dùt-ou mouiir 1