‹ Le Faust de GoetheChapitre 51 sur 166 · I.E DIRECTEUR DE THEATRE · texte numérisé non relu

I.E DIRECTEUR DE THEATRE

Fils de Mieding, vaillants lurons, Aujourd'hui nous prenons haleine.

Vieille montagne, frais vallons, Voilà toute la scène!

Il faut, pour que noces soient d'or, Avoir passé cinquante années ; Mais, les querelles terminées, Ce métal m'est plus cher encor.

Êtes-vous, Esprits, où je suis ?

Tous, à cette heure sereine, Montrez-vous! — Le roi, la reine, De nouveau se sont unis.

Puck Cil spirale s'agite, Et hondit tout de travers ; Et cent autres, à sa suite, Vont s'ébattant dans les airs.

' Bien que les noms d'Oborou et de Titauia transportent sur-le-champ l'esprit vers les sphères do Ut Tempête et iVUne Nuil d'c'te, l'intermède de Goethe n'a rien de commun avec les merveilleuses fantaisies de Shakspere.Ces A'oce5 d'Or sont tout simplement une satire dans laquelle Goethe tourne en raillerie certaines extravagances philosopliiques et littéraires de ses contemporains. Pour nous, qui n'avons pu connaître les persoimages dont il est question, celte scène perd beaucoup de son intérêt pi({u:int. Cependant, si les originatix passent, les faux systèmes et les doctrines excentriques sont de tous les pays, et c'est là que le trait porte. Les idéalistes, les supernaturalistes, les romantiques, les orthodoxes, tous les transcendants défdent et disent leur couplet, et, pour que l'imagination ait aussi sa part, Ariel, Obcron, Puck, Titauia, traversent l'intermède, enveloppant toute clioio dans les tissus de la fantaisie. On le voit, c'est une satire à la manière des Allemands, à la manière de Goethe, qui veut que l'idénl tempère toujours ce que le réel a d'aride et de trop cru, une ('pigrnmnie dans la rosée et le brouillard de l'air.

J'hKMIÈKK PAHTIt:. 1«r,

Ariel, l'esprit l'antasque, Chante : son timbre argenté Attire à lui plus d'un masque, Attire aussi la beauté,

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