SCÈNE IV
LE MARQUIS
Ah! je n'y étois pus bien profondément, je vous jure!
LE SEHÉCBAL.
Je le crois bien..... (Mintrant tes livret.) Quels bouquins sont-ce là ?
le MAïQuu, d'an air moqueur.
L'histoire de France, Télémaque...,, LE,s£a£cuAL, finie rrompani.
Té...Ié...maque.,. maque. Qu'est-ce que ce Télémaque ?
LE MARQUIS
Eh ! que roulez-vous que je vous dise? C'est un malheureux qui cherche son père par terre et par mer. Je me souviens, d'en avoir lu le premier livre il y a trois ans* Est-ce que vous n'avea pas entendu parler deTélémaque dans vos études ?
LE SÉNÉCHAL
Mes études ? OUI ma foi ! je n'ai jamais voulu me fatiguer l'imagination de tout cela : je n'aime point ce qui me gêne. L'an passé, quand je fus reçu dans ma charge , il me follott réciter un discours, qui avoit de grands mots qui m'embarrassoient : ma foi ! je dis tout haut 1 « Que ceint « qui l'a fait le récite lui-même, s'il veut} pour « moi , je n'en ferai rien. »
LE MABQ0IS.
Il fout, dans de semblables occasions, parler de tête, monsieur* Rien n'est si plat qu'un discours préparé.
le s.éb£c9Al.
Oui ; mais il faut fourrer là du latin à tort et à
travers ; et vous entendez bien que. .. . Est-ce que vous parlez latin , vous ?
LE MARQUIS
Que le ciel m'en préserve ï / ^ .
LE SEHÉCHAL,
Ma foi ! c'est bien assez de parler correctement sa langue , jet je cannois mille gens qu^ ne se soucissent pat d'en savoir davantage.
♦ le marquis, à part.
Soucissent!.. . (Au sénéchal,) Vous êtes marié depuis peu , je pense ? Avez* vous trouvé un parti riche?
f.E sintcnAL.
Pas extraordinaiiemnc. C'eat une famille qui s est réfugiée eo France, et qui est originairement de province.
1E marquis.
' De province '/
LE 5É3ÉCHÀL.
Oui...; c'est un roman que tout cela, et le 'grand-pèxe de, ma femme étoit, je crois»... bourgueraestre.'en Espagne.
LE MARQUIS
Que ditfs-vous?
LE SÉHÉCH AL.
En Espagne , ou dans un autre endroit ; je ne vou Tatouerai p*a** f^le a aussi des parents eu Anglcteue, quelle me presse beaucoup dalles