SCÈNE VI. il
LE MARQUIS
Ciel f
LE BAlOf.
-Oui. Heureusement que la colonne d'air.... U colonne. ♦ . . Tu entends bien ?
le marquis.
El) ! quelle a été la suite ?
le barov.
La suite? Il y a eu un grand bruit* On a couru aux armes. (En riant. ) Nous devions nous égorger cent fois pour une ; mais je ne sais par quel enchantement tout a été pacifié, et nous nous sommes retrouyés tous le verve à la main. Voilà qui est admirable, cela, par exemple!
LE MARQUIS
Eh ! tu penses qu'il n'aura point de ressentiment de ce procédé?
LE BAROtf.
J'ai quelque squpcon que cela le refroidira à mon sujet.
LE MARQUIS
Pour moi, je le crois très fort.
LE BAHOBL
Que veux-tu? Tous les moments ne peuvent pas se ressembler. Le plaisir a ses révolutions. . . et les choses d'ici-bas. . .
le marquis, ? interrompant*
Voilà une affaire fâcheuse.
LE BAHOY.
Point du tout. Verba volant, mon ami
i8G LES ORIGINAUX.
LE MADQUi».
Il est à souhaiter. . .
le baron, ^interrompant , en chantant « Que servent les faveurs <rae nous fak la fortune? *
Tu es mon roi. Tu me tiens lieu de tout. Que je t'embrasse mille fois.
" (Us s'embrassent. )
LE MARQUIS
Cela est fort Lien; mais, en vérité, baron, je crois que tu devrois éviter de boire.
LE BAROTS.
Éviter de boire ? Ah ! ne hasarde plus de ces discours-là, marquis; car tu te ferois fi i Hier Se tout le monde. Adieu; je vais me jeter dans ma chaise. Ah! la belle nuit! ah ! l'aimable nuit ! ah! la charmante nuit!
( Il sort. )