SCÈNE XY
LE MAJLQUIS,
Elle fut donc bien chantée. ?
CELAS TE.
Divinement ! et par une sirène dune beauté! ...
le marquis, ? interrompant.
Qu'il est doux d'être à portée de récompenser les talents comme ils le méritent'
GELABTE.
Mais rien n'est égal a mon cuisinier. Oh ! l'excellent garçon ! Qu'il met d élégance dans tout ca qu'il fait! J'ai toujours été fort recherché ; mais, depuis qu'il est à mon service, il est étonnant combien le nombre de mes amis augmente, et l'on entend dire partout : « allons voir le cuisinier de « Gélaste. »
LE MARQUIS
Quand pourrai-je mener une vie aussi agréable, et me faire , comme vous , des amis par ma magnificence f Mais plus je contemple votre sort, et plus je vois qu'il est parfait en tout point; car vous ares des enfants qui ont les meilleures dispos* rions du monde , et une femme ! . . . Ah ! je n'en puis parler qu'avec admiration! C'est un esprit, une douceur et tous les charmes imaginables ensemble,
GÉLASTE*
Oui, ma femme a beaucoup do vertu; mais il est arrivé du changement , ei mes enfants ont tant fait les raisonneurs qu'ils ne vivent plus avec moi.
Théâtre» Cam«Hi«t. 10* l8
so6 LES ORIGINAUX.
LE MARQUIS
Comment ! et où est donc mademoiselle votre fille?
g£laste.
Chez une parente.
LE MARQUIS
Et votre fils aîné ?
oiLASTE*
H est parti pour les Indes.
LE MARQUIS
Le cadet ?
g£laste.
Il s'est , je crois , enrôlé comme un sot.
Et madame votre femme oÀ est -elle, s'il tous plaît?
g£lasts.
Dans un courent.
LE MARQUIS
Mais, si quelque différend domestique tous forçoit à tous séparer, pourquoi ne s'est-elle pa* plutôt retirée à votre belle terre ?
g£lA#?B.
Elle est en décret.
le marquis, avec étonnement.
En décret ?
GELASTE.
Oui.... Cela tous surprend? Oh! j'ai su iairs tête à l'orage. Avant mis ce oui me restoit dt