LA MARQUISE, HORTENSE, LE CHEVALIER
LE MARQUIS
• le chevalier, bas , à ta marquise.
Peut-être notre stratagème aura-t-il fait Cjuelqu'effet sur lui.
la marquise, au marquis.
Un de vos amis vous amène ici, mon fils, de quoi former une fête des plus agréables. J'y prendrais part volontiers , si le départ d'Hortense ne •embloit nous ôter tout espoir de plaisir.
le marquis, en regardant Ho r têtue* Quoi ! madame vous quitte ?
LA MARQUISE
Une affaire indispensable la rappelle à Paris...: Eh bien ! mon fils , vous avez reçu plusieurs visites de la part de gens qui , sans doute , n'ont pas dû vous déplaire?... (Voyant U marquis rêver.) Eh quoi ! vous paraissez rêveur ?
II me paraît difficile , je votifs l'avoue , de justifier certains ridicules; et je ne saurais disconvenir que dans la conversation que nous avons eue tantôt ensemble toute la raison n'ait été de votre côté.... Mais, dites-moi , quelle affaire si pressée appelle donc Hortense a Paris ?
hortense, au marquis.
Soyez sûr, monsieur, qu'avant résiste' aux in*-
S££NEX\rr. *oj
tances que madame »!a faites 4e palier- ksi encore quelque temps, il faut que j'aie des raisons essentielles qui me déterminent à quitter ce séjour.
tl MAft^UlS*
Ne putft-je les savoir ?
iroiiTEUSE, un peu attendrie.
Que voulez-vous que je vous' dise ?' LA mahqui*e, au marqutt.
Quel si grand intérêt prenez-vous au départ d'Hfrtense? Surraon/ericz-vouft une fausse houtc, et voudriez -vous ine croire , puisque vous reconnomez. que j'ai pour moi la raison ?.
le marquis» je jetant aux pUd$ d'Hoçtcnse.
Ah! que la raison a de force quand elle est aidée de l'amour ! ...