‹ Le faux savantChapitre 24 sur 194 · SCÈNE XII · texte numérisé non relu

SCÈNE XII

FORTUNÉ, chargé d'une sphère, d'un astrolabe, d'une lunette d'approche, et de carte*, qu'il pose sur une table; TIM ANTON L

4iUk**6lxt A*! ^st'totk? y iiitû^M)UForfbtitié?^4)^>Vtèirous là ? Vous êtes bien essoufflé ?

OnrlérsétoH fciiroiiïs 4 . Je 1 pbrfé fè' inondé éûiler sur mes épaulés,

T*fcÀ*TOih.

É&l je voW c*é que «fett.

roETvai

J'avois peur de trouver mon maitre de retour; j'ai fait diligente. H né me donne pis un moment de repos. Deptti* nom attirée }.'ai Couru la moitié de la ville. Il m'a chargé de vingt commissions. A peine aï- je pu sab'fër une Èouteille dé vin , tout sëifl. Je n'ai pas seulement eu le temps de voir l'objet de ma tendresse, ikon maître connolt tout Paris.... Ôuft

fiXÀ^TOlfl.

C'est «n illoustre fort estimé; o'iin savant dbd premier ordre , qui a beaucoup de puissants amis. Il vous fera parvenir.

En effet , je m'en aperçois depuis que je sais à^ fon service. Il a changé ^îon nom; au lieu de

A-feTÉ I, SGÉtfÈ ±H. 3t

HoAnatid -, îl ma baptise* Fortutié. VotIiÎ, je crois, la seule preuve de crédit que j'aurai de lui.

tim*A-Ntoni.

Votre condition chez ounparerlmwîtredohétro oun poste bien brillau I ?

FOSTIISÉ.

Je youdrois que quelque curieux en eût envie î Savez -vous bien, signor Timantoni, que voua voyez eu moi son laquais , son intendant , son valet de- chambre t son cuisinier t son secrétaire et son lecteur ?

TIMANTONI.

Avec tant d'emplois , votre fortoune sera bientôt faite.

Effectivement : je suis laquais sans gage , intendant sans réglé, vàteH de ohanibrë sHtfs ftfôtit, cuisinier sans provisions*, secrétaire sans tour de fe&ton ¥ et lecteur de mauvais ourragesv

TIMANTONI,

De mauvais ouvrages ?

FOHTUN2.

Oui; ce sont les siens qu'il me fait lire, Oh ! que je me repens bien d'avoir quitté le maître que je servois au Mans. Il vouloit me faire de robe. Jô serois, à l'heure qu'il est, sergent ou greffier. Peut-être je serois parvenu jus'ques au rang disante* de procureur, fâî tôujbtiH éû de bônhes fhcfliMttidul. J'è me* veTi<ofcr dan* le cfifemln <îô fa fortune ; et , depuis deux ans que je sers cfofùî-ci ,

'S» LE FIUX S'ÀVXNT.

ju suit encore à toucher le premier mois de tnei gage».

TIMASTO SU.

Vous me surprenez.

FORTUÎli.

Vous ne connoissez pas mon maître ; il e«t «n- Tant, c'est tout dire. Il ressemble à tous les autres. Ces messieurs sont-ils mal dans leurs affaires? ils ne sauroient payer. Sont-ils riches? ils sont avares. Mais je n'en serai plus la dupe , et si jamais je sers encore un auteur, il faudra qu'il me donne un bon répondant.

TiMASTO si- Comment ?

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