‹ Le faux savantChapitre 35 sur 194 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

TI M ANTONI , seul, et bien vêtu.

Notre précepteur sera ici dans oune hora. Je viens en avertir monsou Doriman. Le signor Lisidor m'a gratifié de cet habit. Je l'ai accepté per loui faire plaisir. Mes accoliers no marchanderont pions avec moi. L'équipage donne dou poids au mérite. Quand je songe que trois années de peines et de soins ne m'auroient pas valou ce que je viens de gagner en oune quart d'hora d'ambassade amourouse , je ne m'étonne piou si tant d'honnêtes gens font ce métier. Il est fort bon, tout-à-fait loucratif. Je me repens de ne m'en être pas mêlé ploutôt. Je tâcherai de réparer le temps perdou ; et , d'abord que je serai riche , je redeviendrai honnête homme ' Les houmains se donneroient tout entiers ?

TIMAR^OIII.

Il amène avec loui la Grèce, Rome, l'Egypte, l'Arabia. . '

D0RIMA5, l'interrompant* Où veut-il que je loge tout cela?

timàntosi: Monsou , c'est 9a bibliothèque.

DORIMÀIf. •

Ah! je tous entends. Faites-le venir, je vous prie.,

TIMAHTOVI.

Je vais le chercher. Je souhaite qu'il soit du goût de monsou Polvmathe. %

DOBIMÀ9.

Je brûle d'impatience de le lui voir examiner; car il n'est rien que M. Polvmathe ignore.

TIMAUTOHI,

Et notre préceptour sait tout.

FORTUKi

Voilà un homme unique.

TIMÀIÎTONl.

Il entend les langues , la philoâophia , l*archïtectoura, la scoultoura, la m o us i que, la peintouta. Il sera ici dans demi-houra.,

(lt sort.)

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