‹ Le faux savantChapitre 85 sur 194 · AJUSTE · texte numérisé non relu

AJUSTE

Mes soupçons ne peuvent tomber que sur peu de personnes. . . Encore une fois , Julie , je sais ce qui se passe; et, d'avance, je puis vous répondre que votre amour est payé du plus tendre retour , que l'on désire de vous obtenir, avec l'ardeur la plus vive et la plus constante.

JULIE

Si vous devinez juste, mon sort ne sauroit 4tre plus heureux.

▲ niSTE..

Je ne crois pas me tromper; mais, après les assurances que je vous donne , quelle raison auriez-vous encore de me taire son nom ? N'estce pas une chose qu'il faut que je sache , tôt ou tard, puisque mon consentement vous est nécessai re?

JULIE

Ge.seroit à vous à le. nommer... Je vois bien que vous ne m'entendez pas.

ARISTE

Je vous entends , »an§ doute - f et je le nommelois si jenavoi» pas mérité d'avoir plu» de part à votre confidence.

Vous l'auriez cette confidence, si je n etois pas certaine que vous combattrez mes sentiments.

ARISTE

Moi , les combattre ! Suis-je donc si intraitable ! Pouvez-vous douter de mon cœur ? Croyez que je n'aurai point de volonté que la vôtre. J'etr ferai serment, s'il le faut.

JULIE

Puisque vous le voulez , je vais donc tâcher de m 'expliquer mieux.

ARISTE

Parlez*

Mais je prévois qu'après je ne pourrai plus jeter les veux sur vous*.

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