LISETTE, ARISTE, ORGON, LE MARQUIS
Lisette, à Ariste.
Que s'cst-il donc passé ici, monsieur, et qui peut avoir si fort chagriné Julie? Elle est dans une tristesse que je ne puis vous exprimer : elle parle de retourner au couvent. Je la questionne ; elle ne me répond que par des soupirs. Enfin , elle m'envoie Vous demander si, avec la permission de ces messieurs , elle pourroit encore vous entretenir un moment ?
ARISTE
Je J'entendrai tant qu'il lui jphiia.
ra.
i38 LA PUPILLE.
il maïouis, chantant»
« Divin Bacchus ï. . . La , la , là 1 » * •
on g on.
Je donnerois, je crois, mon bien pour étri aimé de la sorte. Tu ne sens pas ton bonheur, mon neveu..
U6ITTE.
Il faut bien que monsieur votre neveu lui ait donné quelque sujet de mécontentement ; car elle s'est écriée plusieurs fois : « Ab f dans quel trouble « me jette ce Valère! Qu'il me cause d'embarras et a de peine ? Quel supplice d'aimer sans retour ! »
orgos, à part.
La pauvre enfant !
' LE MARQUIS
Je suis fâebé qu'elle ne me oroie. pas sur ma parole.
tiSÏTTE.
Allez , cela est mal k vous , monsieur. Les hommes sont bien ingrats et bien insensibles. Hélas ! elle a voit heaume dire qu'elle ne vous aimoit pas, j'ni toujours bien remarqué , moi , ce qui en étoit , et cela n'est que trop vrai pour elle*
LE MARQUIS
Crois -mol, mon enfant, elle n'est pas la première.
onoov.
Écoutez, Valère. Je suis d'avis que vous alliez trouver cette aimable personne , que vous lui juriec encore que veus êtes pénétré de sa beauté et