‹ Le Fer rougeChapitre 2 sur 24 · LE RETOUR · texte numérisé non relu

LE RETOUR

Tu surgis dans ta grâce auguste et dans ta force, En criant : « Me voici! peuple, espère et combats ! » Va, nous te garderons ! va, si tu succombas Pour avoir, dans ta foi divinement sincère, Pensé qu'un prince peut n'être pas un corsaire, Qu'un serment est sacré, que l'honneur luit pour tous, Sois tranquille, à présent nous prendrons garde à nous. Te voilà revenue. Il suffit. Qu'on te voie Encor, encor, toujours, messagère de joie! Que mon regard s'enivre à force de te voir ! Rappelle-nous les mots presque oubliés : Devoiry Liberté, dévoûment, amour, paix et concorde. O bonheur du retour ! Comme le cœur déborde, Et comme l'air se teint d'azur, de pourpre et d'or!... O République! si Barbes vivait encor!

S septembre.

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