‹ Le Ferment lactique dans les Suppurations nasalesChapitre 10 sur 30 · CHAPITRE PREMIER 1. - Coryza aigu · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER 1. - Coryza aigu

C'est cette affectation qui, en 1908 traitée avec succès par Kœn1G à l’aide du ferment lactique, fut son premier cas d'application de cette thérapeutique à la rhinologie.

Le coryza aigu ou vulgairement le rhume de cerveau est l’inflammation de la muqueuse pituitaire. La cause en est très vraisemblablement microbienne, car le coryza est des plus contagieüx ; mais l’inflammation reste le symptôme capital duquel dépendent le picotement et l’éternuement, la gène respiratoire, la suppression du goût voire de l’odorat. A cette congestion encore, se rattachent là sensation de plénitude et d'oppression souverif locälisée à la région frontale, et l’engorgement du conduit lacrymal avec épiphora.

Nous insistons sur ce point parce qu'il nous ser-

LOTS vira à mieux comprendre l'interprétation que certains auteurs donnent du mode d'action du ferment lactique, interprétation sur laquelle nons reviendrons dans un chapitre suivant.

Le premier cas traité par KœnNIcG est celui d’un jeune homme atteint tous les ans, en juin, d’un rhume des foins.

UE sujet se présente en avril, avec une rhinite aïiguë, demandant lui-même s'il ne s'agissait pas là d’une atteinte précoce de son rhume annuel. Ne le

crovant pas, l’auteur dit avoir cherché à éviter la ( pollantine qui d'ordinaire agissait efficacement sur ce malade. [| avait sous la main des comprimés de ferments lactiques qu’il réduisit en poudre fine et en insuffla dans Chaque narine, pensant que si « Le ferment lactique avait une action contre les microbes de l'intestin, il pouvait aussi agir contre les microbes inconnus du coryza ». Le lendemain, le malade revenait débarrassé, le nez libre et n’éternuant plus.

Huit jours plus tard, la mère du même malade venait atteinte également d’un rhume de cerveau au début. Cest une nouvelle occasion que KŒNI&G ne laisse pas échapper. Dans le cas précédent, la poudre aurait pu agir comme la pollantine si le soi-disant Coryza n'avait été que le rhume des foins survenu plus tôt que d'ordinaire. Le même traitement est donc essayé et le lendemain le rhume est coupé.

Depuis ce temps, nombre de cas ont été traités par lui de la même façon et presque toujours il a pu remarquer que la maladie tournait court.

Dans les exemples que nous. rapportons, nous avons nous-même noté celte rapidité d'action de la poudre de ferment lactique. Dans l'observation ï, l'intervention du ferment lactique aurait complètement enravyé le processus pathologique, puisque dès le lendemain matin les douleurs et Ja gène fonctionnelle avaient disparu, pour conduire à une guérison complète un jour plus tard. Dans l'obser Vation IT, c’est encore dès le lendemain matin que la décongestion de la muqueuse traduit l'efficacité de . cette thérapeutique.

Nos observations sur le COryza sont certes peu nombreuses parce que les malades ne viennent pas d'ordinaire pour cette affection, celles que nous citons ont été prises parmi notre entourage.

Page 1