‹ Le Ferment lactique dans les Suppurations nasalesChapitre 12 sur 30 · LAC ER · texte numérisé non relu

LAC ER

OBSERVATION I (personnelle) (Coryza simple avec paehrpharvngite)

R. de L.., âgé de 21 ans se plaint depuis le matin du 12 décembre 1911 d’un rhume de cerveau.

Le nez rouge ct humide aux orifices,les yeux larmoyants, il souffre de céphalalgie frontale assez vive. Il ne peut respirer par le nez, ne sent plus rien et très souvent est obligé d’éternuer.

À l'examen, on trouve une muqueuse pituitaire unifor-

mément rouge, tendue, luisante des deux côté. Le cornet

.inférieur de même aspect, est à ce pointcongestionné qu'il

obstrue complètement la lumière des fosses nasales et rejoint la cloison. C’est en somme le début d’un coryza qui s’annonce comme particulièrement violent.

Le pharynx est tapissé de mucosités filantes jaunâtres. La teinte générale est rouge et les amygdales cryptiques et déchiquetées participent à la congestion.

Pour tout traitement nous prescrivons 6 prises de poudre fine de ferment lactique dans la journée,

Deux jours plus tard nous le revoyons complétement guéri de son rhume de cerveau,ne souffrant plus et n'ayant d'autre gêne respiratoire que celle persistante due aux lésions du pharynx.

Dès la veille, nous dit-il, au matin, le rhume avait tourné court, les maux de tête étaient disparus, l’enchifrènement

très diminué et la respiration beaucoup plus facile. u >

OBSERVATION IT (personnelle) | (Coryza aigü simple) Marie T.., âgée de 30 ans, le 27 janvier 1912 se plaint d’un enchifrènement considérable depuis le matin à la suite

d'un brusque changement de température.

Lorsque nous la voyons, elle ne peut respirer par le nez et se mouche continuellement sans réussir à se soulager, elle est prise d’éternuements fréquents et d’épiphora continuel et souffre de légers maux de tête.

Les orifices sont rouges et irrités par un liquide séreux dont l'abondance augmente, ils sont aussi le siège de picotements et de brûlures.

L’examinant plus complètement, nous voyons des deux côtés une muqueuse très rouge et humide. La lumière est obstruée par l’hypertrophie considérable des cornets inférieurs également congestionnés.

Du côté du pharynx la rougeur se continue quelque peu.

Vue à 4 heures du soir, nous lui prescrivons trois prises de ferment lactique jusqu’au coucher et cinq prises pour le lendemain.

Dès le matin du jour suivant, dit-elle, le larmoiement avait disparu, il n’y avait plus d'écoulement nasal, plus de céphalalgie et très peu de gêne respiratoire.

Le soir complètement remise, elle respirait comme d’or-

dinairc, ne ressentant plus ni picotements ni brûlures.

OBSERVATION IIT (personnelle) (Corrza à répétition).

Le docteur R. D.., atteint de catarrhe tubaire, vient ré- | gulièrement se faire faire le catéthérisme de sès trompes. Au cours-de ce traitement il nous a été donné de le voîr plusieurs fois atteint de coryza.

Le coryza est très fréquent chez lui, un léger courant d'air, un coup de soleil suffisent à le déterminer avec une très grande intensité, au grand danger de ses trompes d’Eustache. |

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