CHARLOTTE, PIERROT
CHABLOTTE.
NoTRH DiNSE , PlaiTot y pour les tirer de peine , Tu t'es là rencontré bian à point.
PIBRHOT.
Oh ! marguiennei Sans nous , c'en était fait.
CHABLOTTE.
Je le croîs bian.
PIERROT
Voia-tu'?
Il ne s'en fallait pas Tëpoissear d'un fétu , Tous deux de se nayer enssiont fait la sottisç.
CHARLOTTE
C'est donc Y vent d'à matin. . .
PIBBROT.
Aga ; quien , sans feintise^ Je te vas tout fin drait conter par le menu Comme , en n'y pensant pas , le^hasar^ est venu. Ils.aviont bian besoin d'un œil comme le nôtre , QÛiles vltde tout loin; car c'est moiicomm's'ditl'autrç, Qui les ai le premier avisés. Tan quia don , Sur le bord de la mar bian lea prend que j'équioa , Oh de tarre Gros- Jean me jetait une motte »
Tout en batifolant ; car, comm' ta sais, Charlotte ,
ACTiEn, SCENE L 27
Pour v*nir batifoler , Gros-Gean ne charche qu'oit ; Et moi , par fouas aussi , je batifole itou.
En batifolant don , j'ai fait l'apercevance D'un gronillemeut su gliau , sans -voir la différence De c' qui pouvait grouiller ; ça grouillait k tons coups, Et , grouillant par secousse, allait comme envars nous . J'élas embarrassé; e' n'était point stratagème , Et tout comm' je te i>oi« , je voyas ça de même. Aussi finiblement ; et pis tout d un coup , quien , Je -voyas qu'après ça je ne voyas plus lien.
Hé, Gros-Jean, ç'ai-je fait , stanpendant que je sommet A niaiser parmi nous , je pens' que vU de xommcs Qui nagiant tout là bas. Bon , ç' m'a-t-i fait, vrament. T'auras de qneuque chat vu le trépassement ; T'«s la rù* trouble^ Oh bian, ç'ai-je fait, t'as bian dire, Jen*ai point la v»i'tronble,et c'n'estpoint jeu pour rire ; C'est là de zomme8.Point,ç'a m'a-t-i fait,e' n'en est pas, Piarrot , t'as la barlue. Oh ! j'ai c' que tu voudras , Ç'ai-je fait ; mais gageons que j' n'ai point la barlue. Et qu' ça qu'on voit là-bas , ç'ai-je fait , qui remue , C'est de zommes, vois-tu , qui nageont vars ici. ■Gag' que non, ç' m'a-t-i fait. Oh'! margué ! gag' que si : Dixsous.Oh ! c'm'a-t-ifait^jele veuxbian,marguieone; ' Quien, mets argent su jeu, vlà le mien.Palsanguienne, Je n'ai fait là-dessus ni l'étourdi ni le fou , J'ai bravement bouté par tarre mes dix sou , Quatre pièce tapée , et le restant en double : Jamigué , je varron si j'avon la vu' trouble , . Ç'ai-je fait , les boutant.. . . plus hardiment enfin Que si j'eusse avalé queuqne varre de vin ; Car Y sis hasardeux , moi : qu'en me mette en boutade^ Je vas , sans tant d' raisons, tout à la débandade. Je savas bien pourtant c' que j' faisas d'eu par-là : Qneuque gniais ! enfin don, j' non pas putôt mis, vlà Que j' voyons tout à plain com' deu zomme à la nage Nous faision signe ; et moi, sans rien dir' davantage. De prendre le zenjeux. Allon, Gros-Jean , allon , Ç'ai-je fait, voi»-tu pas conune i nous appelon ?
I s' vont nayer.Tant miettx,c'm'a-t-ifait,ie m'en gausse,
I m'ant fait pardre. Adon , le tirant pa lé chausse , J' l'ai si bian saimoné , qu'à la parGn vart enx J'a-von dans une barque avironné tous deux ;
Et pis , cabin caha , j'on tant fait que je somme Tenus tout contre ; et. pis j' les avons tirés, coaune Ils aviont quasi bu déjà pu que de jeu.
Et pis)' le zon cben nous menés auprès du feu. On je 1* son tus tou nus sécher leu soupelande ; Et pis , il en est v'nn deux autres de leu bande , Qni s'équian , vois-tu bian , sauvés tous seuls ; et pia Matbnrine est venue à voir leu bian zabits ; Et pis i liont conté qu'ai n'était pas Unt sotte, Qn'al avait dn malin dans l'ail ; et pis , Charlotte , . Ylà tont com'ça s'est fait pour te l'dire en un mot. CHAHLOTTB.
Et ne m'disais-tu pas qu'glien avait nn , Piarrot , Qu'était bian pu mieux fait quetretons?
PIEBfiOT.
C'est le maître , Qneuqne bian gros monsieu , dé pn gros qni puisse être; . Car i n'a que du dor par ilà , par ici ; Et ceux qni le sarvont sont dé monsiens aussi. Stanpendant , si je n'eûme été \k , palsangnenne ,
II en tenait.
CHAHLOTTB.
Ardé un peu.
PIBRfiOT.
Jamais , margnienne , Tont gros monsien qu'il est , il n'en fAt revenu.
CHABLOTTB.
Et cheu toi , dis , Piarrot , est-il encor tout nu ?
PIBBBOT.
Nannin : tou devant nou', qui le rej;ardion Caire , I l'avon rhabillé. Mon gnieii , combian d'aflbire ! . J'n'avais vu s^habiller jamais de courtisans ,