ACTE in, SCENE IX
tGANABELIlB.
Bon ! eh ! c'est le tombeau Ou YOtre commandeur qui pour lui le fît faire , Crâce il vous , glt plus tât qu'il n'était nécessaire.
DON JUAIf.
On ne m'avait pas dit qu'il fût de ce côté.
Allons le voir. ^
SGANABELLB.
Pourquoi cette civilité ?
Laissons- le là , monsieur ; aussi-bien il mrc semble Qne vous ne devez pas être trop bien enseùible.
soif JUAIf.
C'est pour faire la paix que je cherche à le voir ; Et s'il est galant homme , il doit'nous recevoir. Entrons.
SGANARELtB.
Ah ! que ce marbre est beau ! Ne lai déplaise , Il s'est là , pour un mort , logé fort à son aise.
DON JUAN
J'admire cette avengle et sotte vanité.
Un homme, en son vivant , se sera contenté D'un bâtiment fort simple ; et le visionnaire En veut un tout pompeux., quand il n'en a que faire.
SGÀNABKLLB.
Voyez, vous sa statue, et comme il tient sa main ?
DON JUAN
Parbleil^ le voilà bien en empereur romain.
8GANABBLLB.
Il me fait quasi peur. Quels regards il nops jettA ! C'est pour nous obliger , ^e pense , à la retraite ; Sans doute qu'à nous vçir il prend peu de plaisir.
DON 10AN
Si de venir dtner il avait le loisir , Je le régalerais. De ma part , Sganarelle » . V« 1*«B prier.
8GANABELI.B.
Lui2
DON iVAN.
Conrs.
SGAPr^BBLLB.
La prière e»t nouyelle ï Vn mort ! Voat moqaeznvou&?
DON JUAN
Faû ce que je t'ai dit, S6ANABKLLB.
X>c pauvre hoiume , monsieur , a perdu r«ppétiU
DON JUAN
Situ n^y ra»...
SGANABBLLB.
J'yvais. Que faat-il que je dise °.^ DON lUAN.
Que je l'attends chez moi.
SGANABBLLB.
Je ris de ma sottise.
Mais monmaitre le vent. «Monsieur le commandeur, n Don Juan voudrait bien avoir chez lui l'honneur » De vous faire un régal. T viendrez- vous ? » ( La statue baisse ta tête; etSganarelle , tombant sur les gejioux , s écrie : ) r
A l'aid«( DON f UAN.
' Qu'est-ce ? qu'as-tu ? Ditf donc.
SGANABBLLB.
Je suis mort y sans remède.
.La statue...
DON JUAN
Eh bien! quoi? Que veax-tu dfre l
Dg.zedbyQpOgle
3LCTE m, SCENE IX. jj3
SGAlfABBLLK.
Hélas !
La statue...
DOIf JUAN.
Enfin donc , tu ns parleras pas ?
8GANABBLL8.
Je parle » et je vous dis, monsieur, que la statue...
DON JDAlf.
Eocor ?
SGAIfABBLLR.
Sa tête...
DOIf JUAN. Eh bien ?
SGAIfABBLLB.
Vers moi s'est abattue.
Elle m'a fait...
DOIf JUAIf.
Coquin !
, SGAIfABBLLB.
Si je ne vous dis vrai , Tous pouvei lui parler , pour en faire l'essai : Peut-être...
DOIf JUAN.
Viens , maraud , puisqu'il faut que j'en rie , Viens être convaincu de ta poltronnerie :
Prends garde, a Commandeur, te rendras-tu chez moi? w Je t'attends à diner. »
( ta statue baisse encore la tête. )
SGAHABELLB.
Vous en tenez , ma foi !
Voilà mes esprits forts , qui ne veulent rien croire. Disputoos à présent , j'ai gagné la victoire.
*j4 LE FESTIN DE PIERRE.
DON jruAif .
Çapris avoir révê un moment.) ▲lions , sortons d ici.
SCANARBLLB.
Sortons. Je tous promets , ' Quand j'en serai dehors , de n'y rentrer jamais.
V\n DC TBdlSlKll* ACTE.
Dg.zedbyiiOOgle