‹ Le festin de pierre: comédie en cinq actes, de MolièreChapitre 46 sur 69 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

DON JUAN , SGANARELLE

DOIT iVAV. Mourez quand vous voudrez , il ne m'importe guèr^. Ah î que »ur ce iargon , qu'à toute heure j'eutends « Les pères sont fâcheux qui vivent trop long-temps.

8GANARELLK.

Monsieur....

nom JUAN.

Quelle sottise à moi, quand je l'écoule S SGANARBLLS.

Vous avet tort.

DOIT JUAN

J'ai tort?

SGANABELLB. • Eh!

DON JUAN

J'ai torl?

SGANARELLE

Oui, sans doute.

Vous avez très-grand tort de l'avoir écoutiî Avec tant de doureur et tant d'honnêteté.

Le chassant an milieu de sa sotte haiangue.

Vous lui deviez apprendre à mieux régler sa langue. A-t-on jamais rien vu de plus impertinent?

Un père contre un fils faire l'entreprenant ! Lui venir dire au nez que l'honneur le convie A mener dans le monde nne'lcual\Ie vie!

Le faire souvenir qu'étant dV" noble sang II ne devrait rien faire indigne .de son rang ! Les beaux efiseignemens ! C'est bien ce que doit suivre Un hoaune tel que ~vput, qui sait comme il faut virr«f ! De votre patience on se doit étonner.

Pour moi y je voua l'autait envoyé promener.

8o LE FESTIN DE PIERRE ,

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